Alors que la carte définitive des sites des JO d'hiver 2030 se fait encore attendre, et que Lyon s'est officiellement portée candidate pour accueillir certaines épreuves, Paris pourrait à son tour entrer dans la danse.
Après Nice, puis Lyon, au tour de Paris ? Où se déroulera les épreuves de glace des Jeux Olympiques d'hiver 2030 ? Initialement prévues à Nice, elles pourraient finalement être relocalisées, ouvrant la voie à une compétition entre différentes villes, et alors que la carte définitive des sites se fait encore attendre. Déjà positionnée, Lyon voit désormais émerger une nouvelle candidature possible : celle de Paris pour accueillir le hockey sur glace.
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Le projet niçois reposait sur l’utilisation de l’Allianz Riviera transformée en patinoire. Mais l’arrivée du nouveau maire UDR/RN Éric Ciotti a changé la donne. L’édile refuse l’immobilisation prolongée du stade, ce qui, selon lui, compliquerait la saison de l’OGC Nice. Les alternatives étudiées, notamment la construction de patinoires temporaires, sont jugées coûteuses et difficiles à réaliser dans les délais. Le comité d’organisation examine encore plusieurs pistes, mais la décision finale doit intervenir rapidement.
Paris en outsider
Dans ce contexte incertain, le maire écologiste Grégory Doucet a officiellement proposé la candidature de Lyon pour accueillir l’ensemble des sports de glace. La métropole met en avant sa dynamique post-Jeux de Paris 2024 et ses infrastructures sportives, dont la LDLC Arena, qui doit accueillir les Mondiaux de hockey en 2028.
Mais la capitale pourrait rebattre les cartes. Selon nos confrères du Parisien, la société Paris Entertainment Company envisagerait de proposer l’Adidas Arena et l’Accor Arena pour les tournois olympiques et paralympiques de hockey. Ces équipements, déjà utilisés lors des Jeux de 2024, offrent des capacités importantes et surtout l’avantage d’exister, évitant la construction de sites temporaires.
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Deux salles, de 8000 et 20 000 places, qui accueilleront également les Mondiaux de hockey en 2028, compétition qui pourrait servir de test grandeur nature. Autre atout, l'arrivée de la capitale dans le projet renforcerait la dimension nationale d'un projet encore perçu par de nombreux sponsors comme très régional. Le hockey, l'un des rares sports pourvoyeurs de recettes aux JO d'hiver, bénéficierait ainsi d'une plus grande exposition.
Une décision attendue d’ici l’été
Reste un obstacle : multiplier les sites éloignés compliquerait la carte olympique. Le Comité international olympique doit valider l’organisation finale en juin et pourrait imposer le transfert de l'ensemble des sports de glace en cas de départ de Nice, pour limiter le nombre de clusters. D’ici là, la bataille des villes est lancée. Entre Lyon, déjà candidate déclarée, Nice en difficulté et Paris prête à entrer dans la danse, l’attribution du hockey pourrait devenir l’un des enjeux majeurs des JO d’hiver 2030.
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