Lors du conseil municipal de ce 23 avril, Jean-Michel Aulas a déploré le manque de représentation accordé à sa liste Cœur lyonnais et accuse Grégory Doucet de "trahir le résultat des urnes."
Après les attaques de la gauche, désormais dans l’opposition, lors du conseil métropolitain qui s’est tenu hier, c’est au tour de la droite de s’en prendre à l’exécutif municipal à Lyon. À l’occasion du conseil municipal qui se déroule ce jeudi 23 avril, la liste Cœur lyonnais portée par Jean-Michel Aulas accuse Grégory Doucet de ne pas lui accorder la place nécessaire dans les organismes extérieurs.
Lire aussi : "Des objectifs de mandat confus et illusoires" : à la Métropole de Lyon, l'ancienne majorité donne le ton
"Quand vous aurez démontré votre exemplarité, nous pourrons en reparler"
"Alors que vous prétendiez être le représentant de tous les Lyonnais le 23 mars dernier, après avoir été élu d’une courte tête grâce à une alliance contre-nature qui ne dupe personne ici, la désignation des représentants n’est pas une simple formalité éthique. C’est le baromètre de votre respect du suffrage universel (…). Vos affirmations ne doivent pas rester un exposé d’intention vide de sens", a ainsi lancé Jean-Michel Aulas, candidat malheureux ayant récolté 49,3 % des voix. Et d’ajouter : "Or, vous accordez aux groupes d’opposition de votre assemblée un nombre ridicule de représentation dans les organismes extérieurs, 20 % dans notre cas, refusant ainsi de mettre de larges compétences au service de la Ville et de la population, mais aussi à la Métropole de Lyon comme nous l'avons vu hier."
Accusant l’édile lyonnais de "jeter volontairement le trouble" et de "trahir le résultat des urnes" en "refusant" une représentation "proportionnelle à celle du précédent mandat", Jean-Michel Aulas prévient : "Cela devient dangereux pour la démocratie quand une majorité souhaite gouverner sans la représentation de son opposition."
Des accusations balayées quelques minutes plus tard par Grégory Doucet. "Les places qui vous ont été attribuées l’ont été au-delà même des obligations réglementaires. Il me semble donc que nous avons été mieux-disant", a-t-il ainsi répondu, provoquant l’indignation du côté de la droite et du centre. "Prendre la Métropole de Lyon comme exemple semble relever d’une mauvaise foi caractérisée. Comme il a été vu lors du conseil métropolitain, moins de place a été faite à votre opposition par rapport à la précédente majorité. Quand vous aurez démontré votre exemplarité, nous pourrons en reparler", a-t-il rétorqué.
Quant aux résultats des municipales, "ce n’est pas dans mes habitudes de refaire les matchs. Je crois que celui qui s’est terminé l’a été avec un score sans appel", s'est contenté de répondre le maire.
Lire aussi : "Chacun devra prendre ses responsabilités", prévient Doucet après l’arrêt du projet Rive Droite par Sarselli
