Des jeunes du campement des Chartreux ont rencontré, jeudi 25 juin, la Métropole de Lyon pour exposer leurs conditions de vie et demander une mise à l’abri d’urgence. La collectivité a refusé, considérant ces jeunes comme majeurs, ce qui ne relève donc pas de ses compétences.
Alors que des chaleurs exceptionnelles ont touché Lyon la semaine passée, la mairie du 1er arrondissement avait interpellé l’État et la Métropole de Lyon, jeudi 25 juin, pour mettre en urgence à l’abri les jeunes du campement des Chartreux. En réponse, la préfecture du Rhône annonçait qu’un deuxième site allait ouvrir pour héberger les personnes vulnérables, ajoutant que ces jeunes pouvaient bénéficier du dispositif en passant par le 115.
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La Métropole de Lyon refuse de les prendre en charge
Le même jour, des jeunes du campement rencontraient la Métropole de Lyon, aux côtés du collectif Soutiens/Migrants Croix-Rousse. Une rencontre "bienveillante", selon le communiqué diffusé ce week-end, lors de laquelle les jeunes ont pu "exposer longuement leurs conditions de survie qu'aucun humain ne devrait avoir à subir, l'impact sans précédent sur leur santé mentale et physique et le sort qui leur est fait", mais également "leur expérience des préjugés arbitraires et à charge intervenant dans leurs évaluations de minorité."
Les jeunes représentants ont ainsi réitéré leur demande de prise en charge et de mise à l’abri, ce que la collectivité a refusé. "Elle a repris le discours rodé qui consiste à refuser de considérer ces jeunes comme des mineurs en recours, les considérant comme majeurs et ne relevant donc pas de leur compétence", détaille le communiqué de Soutiens/Migrants Croix-Rousse. Et d'ajouter : "Elle a concédé qu'ils étaient dans une zone grise vu le refus de la préfecture de les prendre en charge puisqu’ils sont/puisqu'elle les considèrent mineurs."
La Métropole de Lyon aurait toutefois fait une série de propositions, notamment celle de jouer un rôle de "facilitation" avec les autres partenaires, "tout en semblant peu disposée à envisager la participation à l'ouverture d'un gymnase en urgence co-financé par Mairie, Métropole, Préfecture", déplore le collectif, "d’étudier" les possibilités pour la gratuité des transports ou de voir "comment intervenir sur les délais de recours."
Des réponses attendues avant le 14 juillet
Le collectif Soutiens/Migrants Croix-Rousse regrette enfin "l’absence de solutions immédiates", mais attend un retour de la Métropole de Lyon "avant le 14 juillet." "Un contact téléphonique régulier est maintenu", ajoute-t-il. Et de conclure : "En attendant, chaque nouveau jour de plus sous cette canicule invivable est une souffrance et une mise en danger sans précédent, pour chacun de ces jeunes au campement. Dans l' attente d'un drame pour agir ?"
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Leur demande a été refusée par la préfecture ainsi que par l'ancienne Métropole. La nouvelle équipe de la Métropole refuse à juste titre de les considérer comme mineurs isolés mais des associations persistent, l'impasse est de leur responsabilité.