Plusieurs collectifs favorables à la zone à trafic limité (ZTL) de la Presqu'île de Lyon se sont réunis ce dimanche 21 juin pour marquer le premier anniversaire du dispositif. Piétons, cyclistes et habitants saluent une ville apaisée loin de la pollution sonore.
Un an après sa mise en place, la zone à trafic limité (ZTL) de la Presqu'île de Lyon continue de susciter du débat dans les rangs de la Métropole. Alors, ce dimanche 21 juin, les associations Les Droits du Piéton, La Ville à Vélo et le collectif ZTL Lyon pour tous se sont rassemblés pour célébrer le premier anniversaire et défendre ce qu'ils considèrent comme une transformation majeure du centre-ville.
Parmi eux, Pierre Rauzada, président de l’association Les Droits du piéton du Rhône, souhaitait "marquer le coup" et rappeler les objectifs positifs de ce dispositif : réduire le trafic de transit et redonner davantage de place aux habitants, aux piétons, aux cyclistes et aux transports en commun. "On essaie parfois de faire croire que la ZTL est une zone interdite aux voitures, mais c’est faux, souligne le président. Pas moins de 20 000 ayants droits circulent sur cette zone. Le dispositif permet de limiter la circulation non nécessaire."
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Selon les défenseurs de la mesure, comme Elisabeth Aymar, l’apaisement du centre-ville est déjà perceptible. "Cela fait plus de 25 ans que je vis sur la Presqu'île et je ne l’avais jamais trouvée aussi agréable", témoigne cette habitante du 2e arrondissement. "Avant, on était confinés sur des trottoirs étroits. Aujourd'hui, notre qualité de vie s'est nettement améliorée, avec moins de pollution et moins de bruit."
"C'est tellement plus agréable"
Sa fille Anaëlle, 15 ans, souhaitait également apporter son soutien à la mobilisation. "Mon lycée est sur la Presqu'île, et c'est tellement plus agréable de sortir des cours et de ne pas entendre les voitures", déclare la lycéenne. Selon elle, des actions comme aujourd’hui sont indispensables pour opérer des changements positifs pour la ville : "On vit dans un monde où il fait de plus en plus chaud, on fait ça pour le climat mais aussi pour les habitants."

Ses propos sont soutenus par Pierre Compignie. Habitant du 5e arrondissement, il voit la proposition de Véronique Sarselli, présidente de la Métropole, d'ouvrir de nouveau la rue Grenette aux automobilistes comme une incompréhension. "Ça m'échappe totalement. On vit dans un monde marqué par le réchauffement climatique, et des mesures comme la ZTL font partie de la solution", estime le Lyonnais. Une concertation citoyenne effectuée en avril dernier avait estimé que 72% des Lyonnais étaient contre ce projet de la Métropole.
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Les membres des collectifs, inquiets, espèrent donc peser dans le débat public. Pour Pierre Rauzada, un retour en arrière de la zone à trafic limité "serait même ringard. Des grandes villes européennes vont toutes dans le sens d’une réduction de la place de la voiture, précise le président de l'association. Donc pourquoi pas Lyon ?"
