LDLC Arena
La LDLC Arena de Décines. (Photo Lionel Rault)

Sites, épreuves : à quoi pourraient ressembler les JO 2030 à Lyon ?

Alors que le comité d'organisation des Jeux Olympiques d'hiver 2030 a officialisé le choix de Lyon pour accueillir l'ensemble des épreuves de glace, plusieurs questions restent en suspens, à commencer par les lieux qui accueilleront les épreuves dans quatre ans.

C'est un dénouement heureux pour toute la région lyonnaise, mais le plus dur et le gros du travail débutent peut-être maintenant. Le vendredi 29 mai, le Comité d'Organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques (Cojop) d'hiver 2030 a officialisé le choix de Lyon et de sa métropole pour accueillir l'ensemble des sports de glace. Des épreuves prévues initialement à Nice avant que l'élection d'Eric Ciotti en mars dernier et son refus de transformer l'Allianz Riviera en patinoire, ne viennent bouleverser les plans des organisateurs.

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Si Lyon avait officiellement candidaté pour accueillir les épreuves de hockey, elle hérite finalement de la quasi-totalité des sports de glace (hormis le patinage de vitesse qui, faute d'équipement en France, se déroulera aux Pays-Bas). Les amoureux du sport de la métropole de Lyon pourront vibrer également au rythme du patinage artistique, du short-track ou encore du curling. Si le Cojop a acté le déménagement de toutes ses épreuves entre Rhône et Saône, reste à savoir dans quels lieux ces dernières seront organisées.

La LDLC Arena, comme une évidence

Le premier lieu qui vient en tête lorsqu'on évoque l'organisation des JO 2030 à Lyon et dans sa métropole se situe du côté de Décines. La LDLC Arena a sans doute été le plus gros atout de la candidature lyonnaise pour récupérer les sports de glace et notamment le hockey. La salle multifonction est d'ailleurs déjà homologuée au niveau international et va même accueillir des matchs du Championnat du monde de hockey sur glace masculin en 2028. L'enceinte, de 10 000 places en configuration hockey, devrait ainsi logiquement être le théâtre des principaux matchs du tournoi olympique.

Eurexpo pour le tournoi féminin

Selon nos confrères du Progrès, si les hommes devraient jouer du côté de Décines, c'est à Eurexpo, au sein du grand hall des expositions, que le tournoi féminin pourrait être organisé. Le site, géré par le poids lourd de l'événementiel GL Events, pourrait être transformé en patinoire géante ainsi qu'en centre de diffusion des épreuves et accueillir de nombreux matchs sur le même modèle que le hall des expositions de la Porte de Versailles à Paris qui avait été transformé le temps des JO 2024 en Arena Paris Sud et qui avait accueilli du hand, du volley ou encore du tennis de table. L'entreprise derrière cette transformation du lieu qui accueille chaque année le salon de l'agriculture n'était autre que GL Events, qui a également et plus récemment participé aux JO d'hiver de Milan Cortina. Le groupe d'Olivier Ginon sait faire.

Les autres épreuves dans Lyon intra muros ?

Le short track, le curling et le patinage artistique seront-ils organisés dans la ville de Lyon ? C'est en tout cas une une hypothèse très plausible si la LDLC Arena et Eurexpo sont déjà occupés par le hockey. La patinoire Charlemagne, dans le 2e arrondissement, et le Palais des Sports de Gerland, dans le 7e, devraient se partager le short track et le curling. Si la patinoire Baraban pourrait être utilisée comme un lieu d'entraînement des différentes équipes présentes tout au long de la quinzaine olympique, la Halle Tony-Garnier pourrait également faire partie du dispositif lyonnais de ces jeux. Selon l'entourage du maire de Lyon, la salle de concert mythique de Lyon aurait beaucoup plu aux organisateurs en visite il y a quelques jours entre Rhône et Saône. Dans une vidéo publiée fin avril dans laquelle Grégory Doucet faisait officiellement acte de candidature pour accueillir une partie des JO 2030, l'édile lyonnais évoquait ainsi la Halle Tony-Garnier. La grande salle du 7e arrondissement pourrait accueillir les épreuves de patinage artistique.

Un village olympique à Lyon et une cérémonie d'ouverture au Groupama Stadium ?

Quid également du village olympique qui devrait voir le jour pour accueillir l'ensemble des athlètes du 1er février au 17 février 2030 ? Sujet de désaccord entre Grégory Doucet et Véronique Sarselli, le maire de Lyon proposant le site de Confluence pour accueillir le village, la présidente de la Métropole lui préférant des villes périphériques tenues par des maires LR comme Bron, Oullins-Pierre-Bénite ou encore Décines, le village olympique devrait forcément voir le jour dans la Métropole de Lyon dans les trois prochaines années. Reste à savoir comment l'édile écologiste et la présidente LR arriveront à travailler ensemble sur ce sujet.

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Enfin, la question de l'organisation d'une cérémonie d'ouverture (ou de clôture) dans la Métropole de Lyon est toujours sur la table. Avant même que Lyon récupère les épreuves de glace, de nombreuses voix avaient milité pour faire du Groupama Stadium un lieu idéal pour organiser une telle cérémonie. Le Cojop, qui a son siège à Décines, à quelques encablures du stade, verrait d'un très bon œil l'organisation de la cérémonie d'ouverture au sein de l'enceinte qui accueille toute l'année les matchs de l'Olympique Lyonnais.

Quoiqu'il en soit, rien n'est encore figé ni arrêté. Si Lyon et sa Métropole sont désormais certaines de faire partie de la grande fête olympique dans un peu moins de quatre ans, le choix final des sites d'accueil des épreuves reviendra au Cojop puis au Comité international olympique. La carte définitive des sites doit être ficelée fin juin. D'ici là, la ville de Lyon et la Métropole vont pouvoir travailler sur différents scénarios. 

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