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“Posséder un animal n’est pas un signe de repli sur soi”

Jérôme Michalon est sociologue, chargé de recherche au CNRS et membre du laboratoire Triangle. Il a coécrit Sociologie de la cause animale (La Découverte).

Lyon Capitale : Ce que nous appelons aujourd’hui “nouvelle place” des animaux dans la société est-il vraiment nouveau ?

Jérôme Michalon : Cette “nouvelle place” est à nuancer : cette histoire a  au moins deux siècles. Il n’y a pas de rupture ontologique ces dernières décennies sur la manière de se mettre en relation avec les animaux. Ce qui change, c’est que les propriétaires d’animaux de compagnie prennent la parole. Longtemps restées discrètes ou disqualifiées, notamment car associées à une image genrée de la femme de la noblesse et son “chien jouet”, ces voix s’affirment aujourd’hui à travers des concepts comme celui de “pet parents”.

Sur le même sujet : Villes où il fait bon vivre pour les animaux : Lyon parmi les mauvais élèves

D’autre part, il est vrai qu’on assiste à un retour des chiens dans l’espace public, comme en témoigne l’apparition de parcs qui leur sont dédiés. C’est un basculement par rapport au XIXe siècle, où la présence des chiens libres dans l’espace public a été interdite.

L’idée selon laquelle les animaux remplacent les relations humaines (notamment celles avec les enfants) est-elle fondée ?

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