Alors que les travaux du projet Rive Droite ont été stoppés par la présidente de la Métropole de Lyon, Grégory Doucet estime que "la santé des habitants de cette métropole ne peut pas être sacrifiée à l'aune de petits jeux d'appareils partisans."
Projet phare de la campagne des écologistes, le réaménagement de la rive droite du Rhône est toujours à l’arrêt après que la nouvelle présidente de la Métropole de Lyon, Véronique Sarselli (LR) a stoppé le début des travaux le 27 mars dernier. Une décision que regrette une nouvelle fois le maire de Lyon, Grégory Doucet, dans un entretien accordé à Lyon Capitale.
"Le projet Rive Droite, ce sont des transformations urbaines, un aménagement des mobilités, de nouveaux espaces végétalisés… C’est aussi, et d’abord, un projet de santé des Lyonnais, mais aussi des Grands Lyonnais", déclare-t-il. L’édile lyonnais ne "doute" d’ailleurs pas "une seconde de la sincérité de l'engagement de Véronique Sarselli en matière de santé" et pense "qu’elle peut, en dehors des considérations partisanes, voir que c’est aussi un projet de santé."
Il ajoute : "Je peux tout à fait entendre qu’elle ait choisi de suspendre les travaux pour des raisons de calendrier politique, mais je crois que la santé des habitants de cette métropole ne peut pas être sacrifiée à l'aune de petits jeux d'appareils partisans. Chacun devra prendre ses responsabilités."
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"Il est de notre responsabilité d’engager les projets pour lesquels nous avons été élus"
Interrogée la semaine passée, la nouvelle présidente de la collectivité maintient sa position, quand bien même Grégory Doucet assure qu’ils ont "convenu de ne pas aller plus loin dans la discussion afin qu’elle prenne la mesure de l’impact du projet en matière de santé."
"Lorsque vous prenez un mandat le jeudi et que vous savez que des travaux d’ampleur vont débuter, durer des semaines, voire des mois, et vont impacter la circulation, la première décision est donc de suspendre en attendant de travailler avec la Ville de Lyon", a-t-elle rappelé, soulignant que les Grands Lyonnais l’ont élue à la tête de la Métropole de Lyon. "C’est la validation d’un projet. Il est donc de notre responsabilité d’engager les projets pour lesquels nous avons été élus, mais cela n’exclut pas l’écoute des maires, ni de travailler."
"On ne peut pas prétendre défendre l’intérêt général et sacrifier la santé des habitants. Cela n’a pas de sens. Je pense, au contraire, que le sens de l’intérêt général de Véronique Sarselli la conduira à reconsidérer certaines résistances qu’elle peut avoir aujourd’hui", prévient enfin Grégory Doucet.
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