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Lyon : alors que la trêve hivernale s’achève, Jamais Sans Toit demande la mise à l’abri des familles à la rue

Le collectif Jamais Sans Toit se réunira devant la préfecture du Rhône demain à 17 heures pour demander des mesures d’urgence pour les familles à la rue.

Alors que s’achèvera la trêve hivernale mardi 31 mars à minuit, des centaines de familles se voient menacées d’expulsion dans la métropole lyonnaise. Selon le collectif Jamais Sans Toit, 366 enfants scolarisés sont aujourd’hui sans solution d’hébergement et 16 écoles accueillent chaque soir ces familles.

Une situation "indigne" et "alarmante" pour le collectif, qui rappelle dans un communiqué ce lundi que "les écoles ne sont pas des centres d’hébergement, et la solidarité des communautés éducatives ne peut pallier les défaillances de la puissance publique."

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Un rassemblement organisé devant la préfecture

En ce sens, Jamais Sans Toit organisera un rassemblement demain, mardi 31 mars, à 17 heures devant la préfecture du Rhône. Les membres du collectif seront ensuite reçus pour "réclamer des solutions d'hébergement pour toutes les familles." "Le contexte local est déjà très critique, et la situation risque de s’aggraver rapidement. Le principe de continuité de l’hébergement d’urgence est aujourd’hui dangereusement remis en cause dans le Rhône : de nouvelles orientations préfectorales fragilisent l’accompagnement des personnes hébergées et pourraient conduire à des remises à la rue, en contradiction avec le droit à l’hébergement inconditionnel", souligne le collectif.

Pour rappel, Jamais Sans Toit s’était mobilisé le 7 janvier dernier pour héberger 27 familles dans une école désaffectée du parc Blandan, dans le 7e arrondissement de Lyon, mais également pour mettre à l’abri 160 femmes et enfants dans un immeuble de la Métropole de Lyon, dans le 3 arrondissement. Le collectif dénonce par ailleurs la situation "préoccupante" des mineurs non accompagnés laissés dans le campement des Chartreux. Si certains ont trouvé refuge dans le squat du Passage ou dans l’église Saint-Polycarpe, tous survivent "dans des conditions de grande précarité", déplore-t-il.

Jamais Sans Toit demande donc "des solutions dignes, stables et durables, à proximité des lieux de vie des enfants" ainsi que "le respect du principe de continuité de l’hébergement." Il conclut : "Nous agissons parce que personne d’autre ne le fait. Il est temps que les pouvoirs publics prennent leurs responsabilités."

Lire aussi : Jamais Sans Toit dénonce les propos tenus par le ministre de l'Éducation nationale à Villeurbanne

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