Alain Thebault (Livre sortie septembre 2024)

Alain Thebault, ancien détenteur de Seabubbles, relaxé par la cour d’appel de Lyon

Le 23 avril 2026, la cour d'appel de Lyon a relaxé Alain Thebault, ancien détenteur de "Seabubbles", de tous les chefs de poursuite, infirmant le jugement du tribunal correctionnel de Lyon du 18 mars 2025.

La cour d’appel de Lyon a relaxé, le 23 avril 2026, Alain Thebault, ancien détenteur de Seabubbles, de tous les chefs de poursuite, infirmant le jugement du tribunal correctionnel de Lyon du 18 mars 2025 qui l'avait condamné à une amende de 2 000 euros, ainsi qu'à verser 2 000 euros de dommages-intérêts à chacune des trois parties civiles (Seabubbles, Virginie Seurat et Béchara Wakim), outre 5 000 euros au titre de l'article 475-1 du code de procédure pénale.

Des messages accusateurs, "sexistes" et "racistes" à l'origine de l'affaire

Lors du premier procès en février dernier, le créateur et ancien détenteur de la start-up d'hydroptères taxis (bateaux volants à l’hydrogène), était accusé de diffamation par les nouveaux patrons lyonnais de "Seabubbles" dans des messages accusateurs envoyés sur la plateforme Linkedin, mais également dans plusieurs courriels, dans lesquels se trouvaient en copie certains élus de la ville d’Annecy.

Aujourd’hui dirigeant de la société concurrente "BubbleFly", Alain Thebault accusait par ailleurs ses repreneurs de "faire courir un risque létal à ses passagers", qui "pourraient mourir bloqués, voire brûlés dans un incendie fulgurant" de ces "vieux protos bricolés" par des "apprentis ingénieurs". Des messages à caractères sexistes et racistes avaient également été dénoncés par l'avocate de Seabubbles, notamment à l’encontre de sa repreneuse, Virginie Seurat, qu’il avait qualifié de "cuisinière en chef", faisant référence à son ancienne profession.

Dans son arrêté, la cour d’appel de Lyon a finalement estimé que les propos incriminés constituaient des "jugements de valeur subjectifs" et "l'expression d'une opinion et d'un jugement de valeur", relevant du "dénigrement d'un produit dans le cadre de la concurrence commerciale", et non l'imputation d'"un fait déterminé et susceptible de faire l'objet d'un débat contradictoire sur la preuve", condition nécessaire à la caractérisation de la diffamation au sens de l'article 29 de la loi du 29 juillet 1881. Les constitutions de partie civile ont été déclarées irrecevables et toutes les demandes rejetées.

Lire aussi : Transports : “Lyon est la ville idéale pour les Seabubbles”

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