Composé de douze extraits des succès de la compagnie Käfig, Kaléidoscope nous permet de revoir l’évolution depuis 1996 du travail du danseur et chorégraphe Mourad Merzouki et son rôle majeur dans l’évolution du hip-hop en France, le faisant passer de la rue à la scène, le frottant à d’autres pratiques comme le cirque, le théâtre, le classique, la boxe, la danse contemporaine ou aérienne mais aussi la musique baroque.
Cela commence avec Käfig en 1996 (cage en arabe et en allemand), un choc qui marquait la volonté des jeunes de sortir de la cage des banlieues, revendiquant le hip-hop comme un art à part entière.
En 1998, Récital casse les codes posant le hip-hop sur la musique classique et Dix Versions (2001) est un pur bonheur avec de fortes personnalités (dont une femme, fait rare à l’époque) et une scénographie mouvante. Tandis que Terrain vague (2006) et Tricôté (2008) sont plus théâtraux et circassiens, Agwa (2008) est une explosion de joie avec des danseurs brésiliens enveloppés dans une magnifique lumière sur la thématique de l’eau.

Dans Boxe Boxe (2010), Mourad Merzouki utilise sa pratique de ce sport pour faire un parallèle avec son parcours artistique semblable à un combat, Yo Gee Ti (2012) intègre la danse classique avec une gestuelle très fluide, Cartes blanches (2016) réunit une formidable génération de danseurs hip-hop tandis que Folia (2018) scelle sa rencontre avec la musique baroque qui l’anime encore dans ses créations.
Kaléidoscope - Mourad Merzouki – Du 1er au 3 avril au Radiant-Bellevue
Direction artistique et chorégraphie Mourad Merzouki Assisté de Kader Belmoktar, Marjorie Hannoteaux Scénographie Benjamin Lebreton. Production Centre chorégraphique national de Créteil et du Val-de-Marne / Compagnie Käfig
