Les agents de sûreté SNCF de la gare Lyon Part-Dieu pourront désormais être équipés de pistolets à impulsion électrique, dans le cadre d’une expérimentation nationale de trois ans.
C'est désormais officiel, les agents de sûreté SNCF de la gare Lyon Part-Dieu (3e arr.) sont autorisés à porter des pistolets à impulsion électrique. Par un arrêté publié au Journal officiel ce dimanche, les agents de sûreté de la RATP et de la SNCF sont autorisés à expérimenter ces armes, plus communément appelés du nom d'une des marques les plus connues, Taser. Ces autorisations valables pour trois ans conservent toutefois une limite puisque seulement 10 % des agents pourront, au maximum, être équipés, rapporte le Journal officiel.
Parmi les différentes gares qui font office de lieux d'expérimentation, plusieurs infrastructures parisiennes comme les gares d'Austerlitz et Saint-Lazare à Paris, mais aussi sur les lignes D et E du RER, et les quais et gares dédiés à la desserte de ces lignes. Au-delà de l'Ile-de-France, les gares de Rennes, Marseille Saint-Charles et de Lyon Part-Dieu font partie de ce dispositif.
À l'échelle nationale, le service de surveillance générale de la SNCF (SUGE), compte environ 3 000 agents. Cette opération concerne 300 d'entre eux. En Auvergne-Rhône-Alpes, la Région expliquait avoir triplé le nombre d'agents du SUGE en 2019, les portant ainsi à 117.
Un rapport rédigé à l'issue de cette expérimentation
L'arrêté promulgué ce dimanche rappelle également que l'usage du pistolet à impulsion électrique est interdit à l'encontre "des enfants et femmes manifestement enceintes", "du conducteur de tout véhicule terrestre en mouvement" ou "comme arme de contact". Cette expérimentation fera l'objet d'un rapport sur le long-terme. Ce dernier concernera trois axes : les patrouilles, les interventions ainsi que le nombre d'accidents des agents en intervention.
Pour rappel, ce dispositif était contenu dans la loi du 28 avril 2025 relative à la sûreté dans les Transports. Celle-ci avait été portée par l'actuel ministre des Transports, Philippe Tabarot, encore sénateur à l'époque, mais elle avait été censurée pour vice de forme par le Conseil constitutionnel.
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