Pour la première fois depuis la polémique autour de la mort de Quentin Deranque, jeune identitaire tué à Lyon sous les coups de militants d'extrême gauche, Jean-Michel Aulas dit regretter d'avoir demandé à Grégory Doucet d'afficher son portrait sur l'Hôtel de Ville.
En pleine campagne électorale, Jean-Michel Aulas fait son mea culpa. Interrogé ce mardi par nos confrères du Progrès, le candidat aux municipales, arrivé en deuxième position du premier tour, juste derrière le maire sortant Grégory Doucet, est revenu sur l'affaire Quentin Deranque, ce jeune militant identitaire lynché à mort par des militants d'extrême gauche, à Lyon, le 14 février dernier. Après la mort du militant d'extrême droite, Jean-Michel Aulas avait sommé le maire de Lyon d'afficher son portrait sur le fronton de l'Hôtel de Ville.
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Une demande que regrette aujourd'hui l'ancien patron de l'OL : "Sur l’affaire Quentin Deranque, au moment où l’information est arrivée, on ignorait bien évidemment ses propos racistes" se justifie le candidat Aulas, quelques jours après les dernières révélations de Mediapart sur des tweets racistes et néofascistes du jeune militant. "L’Assemblée nationale a d’ailleurs tenu une minute de silence. Moi j’ai pensé à sa famille, j’ai pensé à lui… et donc à ce moment-là, c’est la réaction d’un humain, de quelqu’un qui a envie de protéger tous les jeunes. Ça a été une réaction immédiate : si on devait le faire aujourd’hui, on ne le ferait pas."
Aulas siégera finalement dans l'opposition
En pleine campagne électorale pour espérer renverser la table au second tour et devancer Grégory Doucet dans la course à la mairie, Jean-Michel Aulas estime, pour l'heure avoir fait une "campagne extrêmement pertinente" qui l'a donc mené à 36,78% des votes au soir du premier tour. "En arrivant en politique dans une grande ville comme Lyon qui est structurée avec des vrais professionnels de la politique politicarde - dont les Français ne veulent plus - je pense que c’est très bien" affirme l'homme d'affaires qui fêtera ses 77 ans dimanche.
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Revenant également sur sa défection au débat prévu initialement ce mercredi soir sur le plateau de France 3, le candidat Aulas affirme être "prêt à répondre à toutes les questions". "On a proposé hier soir à France 3 de faire deux interviews parallèles, puisque l’objet c’est le programme. Et le programme, ça ne demande pas obligatoirement une confrontation" explique Jean-Michel Aulas alors qu'il avait affirmé lundi devant la presse ne pas avoir peur de la confrontation avec Grégory Doucet. Justifiant encore une fois son absence du débat à cause de "l'accord de la honte" entre le camp Doucet et LFI, une rhétorique et des éléments de langage repris en continu depuis dimanche soir, JMA feint la surprise et admet qu'il "ne pensait absolument pas qu'ils allaient fusionner".
"Moi je ne fais pas de la politique, je suis là pour être maire de Lyon et premier vice-président de la Métropole. Il ne vous aura pas échappé que l’on peut gagner la Ville et la Métropole" espère-t-il. "C’est ce qui se dessine. Donc, je siégerai évidemment à la Ville de Lyon et à la Métropole. Je siégerai là où je dois siéger. Même dans l’opposition, évidemment." Un nouveau changement de discours pour Jean-Michel Aulas qui avait répondu il y a quelques jours à nos confrères de BFM Lyon à la question pourtant très claire "Vous resterez dans l'opposition (en cas de défaite) ?" : "Pas du tout". Il n'est finalement jamais trop tard pour changer d'avis.

Donald Aulas , la gestion d’une ville et la politique ne sont pas un match de foot ! Il faut réfléchir…….