Selon Mediapart, Quentin Deranque, battu à mort par des militants d'ultra-gauche à Lyon, a publié des "milliers" de messages racistes, antisémites et faisant l'apologie du fascisme.
"On veut le fascisme", "je soutiens Adolf", "mort totale des nègres"... Lynché à mort le 12 février à Lyon lors d'affrontements entre des militants d'ultra-gauche et des militants d'ultra-droite, Quentin Deranque aurait publié des "milliers" de messages au caractère antisémite, raciste, et faisant l'apologie du fascisme selon une enquête de Mediapart.
Des "milliers" de messages selon Mediapart
"On se passerait bien des médecins arabes", Simone Veil est une "salope meurtrière" ne sont que quelques exemples des messages qui auraient été publiés par le militant d'ultra-droite selon nos confrères. Quentin Deranque a appartenu à plusieurs groupes violents notamment l'Action française et a participé au défilé néonazi du Comité du 9-Mai l'année dernière à Paris.
Lors de la manifestation organisée en son hommage le 21 février, des figures de l'extrême droite française comme le président de l'Œuvre française Yvan Benedetti étaient aux premiers rangs. Plusieurs saluts nazis ont été constatés par des journalistes, ainsi que des insultes racistes. Des enquêtes ont été ouvertes par le parquet de Lyon.
Jean-Michel Aulas voulait afficher son portrait sur l'Hôtel de Ville
Pour rappel, le 12 février, Quentin Deranque a été battu à mort après un affrontement entre des militants d'ultra-gauche et d'ultra-droite. Il est mort de ses blessures le samedi 14 février. Dans l’enquête sur la mort de l’identitaire, neuf individus ont été mis en examen et placés en détention provisoire. Quelques-uns ont reconnu avoir frappé Quentin Deranque ou "d’autres victimes", mais tous nient avoir eu l’intention de le tuer, selon le procureur de Lyon.
Sept suspects sont connus pour être "soit membres soit proches" de la Jeune garde, groupuscule antifasciste fondé par le député insoumis Raphaël Arnault et dissous en juin. Deux des suspects étaient ses collaborateurs. À Lyon, Jean-Michel Aulas avait appelé Grégory Doucet a afficher le portrait de ce militant d'ultra-droite sur les grilles de l'Hôtel de Ville. Demande jugée "indécente" par le maire sortant.
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