Dans une tribune diffusée ce mercredi, plusieurs élus de la gauche et du centre annoncent leur soutien au duo Bernard/ Doucet.
Alors que Lyon pourrait avoir un nouveau visage à l'issue des élections municipales et métropolitaines, certains s'inquiètent de la possible (et probable) arrivée au pouvoir du duo Aulas / Sarselli. Dans un communiqué publié ce mercredi 11 mars, plusieurs anciens élus de la gauche et du centre, ont appelé à "préserver l’avenir de Lyon et de sa Métropole". Pour eux, une seule solution, soutenir Grégory Doucet et Bruno Bernard. L'objectif, "assurer une continuité des engagements pris et pour préserver notre territoire des volontés irrédentistes d’une droite qui s’apprête à faire le casse du siècle".
Les signataires, parmi lesquels on retrouve l'ancien président de la Métropole David Kimelfeld, et Pierre Jamet, ancien directeur du cabinet du département du Rhône, espèrent que ce soutien envers les deux candidats écologistes "pourra donner des forces". Des forces, oui, mais face à quels adversaires ? "Un RN qui risque d'être au plus haut niveau". Le principal défi est de permettre à la gauche et au centre "de s’ancrer dans une dynamique républicaine fidèle à la tradition et à l’histoire de notre ville et de notre métropole qui a toujours repoussé les extrêmes."
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Empêcher la victoire d'Aulas et Sarselli
"Une rupture". C'est par ces mots que les signataires de cette tribune qualifient la potentielle prise de pouvoir de Jean-Michel Aulas et Véronique Sarselli à la tête de la Ville de Lyon, et de sa Métropole. S'en prenant principalement à "JMA", ils dénoncent notamment "sa relation délétère à la liberté de la presse, son affection pour un mélange des genres portant rapidement au conflit d’intérêt", ainsi que le vide sidéral qui habite son programme. Ces propositions, justement, "qu'il partage avec Véronique Sarselli", "feraient reculer notre ville jusqu’à cette époque où le maire de Lyon se comportait en baron des deux collectivités, roi du béton et des notables lyonnais."
De surcroit, le communiqué dénonce une possible mise sous tutelle des deux collectivités à l'égard de la Région, "dont le président putatif, Laurent
Wauquiez, ne manquerait pas d’annexer le budget municipal et métropolitain - 5
milliards tout de même au total - au profit de ses ambitions personnelles et d’une
politique de gribouille électoraliste que chacun connaît." Les signataires craignent ainsi un manque d'autonomie de Jean Michel Aulas face à ses "parrains régionaux", "faisant reculer notre territoire de plusieurs décennies en arrière". Ce soutien suffira-t-il à inverser la tendance à moins d'une semaine du premier tour ? Pour rappel, notre dernier sondage Ifop/Fiducial du 26 février dernier, place Jean-Michel Aulas en tête au premier tour avec 45 % des suffrages quand le maire sortant n'en récolte que 29 %.
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