Invité ce samedi matin sur France Inter, le maire de Lyon, Grégory Doucet, est revenu sur le bilan de son mandat, tout en évoquant une possible alliance avec la France Insoumise au second tour. Il a par ailleurs déploré "la récupération politique" après la mort de Quentin Deranque.
Près d’une semaine avant le premier tour des élections municipales, le maire de Lyon et candidat à sa réélection, Grégory Doucet, était l’invité de France Inter ce samedi matin. L’occasion pour l’édile écologiste de faire le bilan de son mandat, mais aussi d’évoquer les polémiques de ces dernières semaines, notamment son refus d’afficher le portrait du militant nationaliste Quentin Deranque, roué à mort de coups par des membres de l’ultra-gauche le 12 février.
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Grégory Doucet se tient à "distance de tout commentaire" concernant l'enquête sur la mort de Quentin
Grégory Doucet a d’abord rappelé son engagement dans la lutte contre les groupuscules d’ultra-droite, déplorant par ailleurs "la récupération politique" de la mort de Quentin Deranque. "Depuis le début de mon mandat, la lutte contre les groupuscules d'ultra-droite a été une priorité", a-t-il déclaré, avant de critiquer l’attitude de son principal adversaire dans la course à la Mairie de Lyon, Jean-Michel Aulas. Pour rappel, ce dernier avait demandé d’afficher le portrait du militant de 23 ans sur la façade de l’Hôtel de Ville.
"On est dans la ville de Jean Moulin. Qu'est-ce que ça veut dire d'afficher le portrait d'un identitaire sur l'Hôtel de Ville ? C'est faire de Lyon la capitale de la complaisance ?", estime-t-il. S’il assure également se tenir à "distance de tout commentaire" concernant l'enquête sur la mort de Quentin, Grégory Doucet trouve "normal" que l’on ait "de la peine pour la famille, les amis", mais "on n'affiche pas de portrait de quelqu'un qui portait des valeurs antirépublicaines", a-t-il résumé.
"En fonction des résultats, il faudra que l’on se regarde dans les yeux"
Les liens entre la France Insoumise et le groupuscule la Jeune Garde, dont des membres sont potentiellement impliqués dans la mort de Quentin Deranque, ont par ailleurs été vivement critiqués par la classe politique, remettant donc en question une possible alliance avec les écologistes au second tour. À ce sujet, Grégory Doucet estime qu’"en fonction des résultats, il faudra que l’on se regarde dans les yeux et que l’on trouve une solution pour qu’un projet du siècle dernier basé sur le tout béton ne voie pas le jour à Lyon. C’est ça le programme d’Aulas". L’édile précise toutefois que son "programme du premier tour sera celui du second".
L’édile a enfin eu l’opportunité de défendre son bilan, se félicitant d’une baisse de la pollution depuis son arrivée à la Ville de Lyon en 2020, notamment de -34 % de concentration de dioxyde d’azote et de -18 % de particules fines. De bons résultats qui seraient mis à mal par le projet de méga-tunnel porté par l’ex-président de l’Olympique lyonnais, a-t-il conclu.
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"En fonction des résultats, il faudra que l’on se regarde dans les yeux" En effet ce ne sera pas facile vu la myopie à "gôche" !