3ème hall avec sa charpente en béton armé 1920

Les Grandes Locos : le nouveau spot des grands festivals lyonnais (vidéo)

Cédric Van Styvendael est maire de Villeurbanne et vice-président chargé de la Culture à la Métropole de Lyon. Il était connecté dans l'émission "6 Minutes Chrono" de Lyon Capitale pour présenter le nouveau site des grands festivals lyonnais : les "Grandes Locos", situé à la Mulatière. Il a aussi donné un mot sur son voyage officiel en Arménie d'où il était connecté.

Le vice-président à la Culture revient sur la manière dont ce site a été choisi : "Si on refait un peu d'histoire, il y a deux choses en parallèle. Il y avait les usines Fagor, qui était un lieu d'utilisation temporaire, qui accueillait beaucoup d'événements culturels à Lyon et qui accueillait notamment les Nuits Sonores, le Lyon Street Food Festival, les Biennales d'art contemporain. Ce lieu arrivait à la fin de son occupation temporaire. Les acteurs étaient extrêmement inquiets et souhaitaient que la Métropole trouve un autre lieu pour que ces activités puissent continuer à se dérouler. Au même moment, il y avait des discussions en cours sur le devenir d'un site extrêmement important, propriété de la SNCF, basé sur la commune de la Mulatière. Et il y a eu un heureux concours de circonstances. Il fallait qu'on trouve un lieu, et il y avait ce lieu de la Mulatière. Avec la Métropole, à un moment, on a décidé de lui donner une vocation culturelle."

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Cédric Van Styvendael développe : "C'est un investissement important de la Métropole à hauteur de 17 millions d'euros entre l'acquisition de deux halles et les travaux qu'il faut conduire dans ces halles. Ce lieu, on l'a aussi choisi au-delà de l'opportunité parce qu'il est magnifique, parce qu'il a une âme, parce qu'il était habité par des cheminots. C'était un lieu de maintenance des trains en France, un lieu extrêmement important. Et c'est vrai qu'à chaque fois qu'on a fait visiter ce lieu aux acteurs culturels, ils étaient complètement ébahis. Et tout de suite, ils nous ont donné un accord et ils nous ont soutenus, alors qu'au départ, ils étaient un peu inquiets de quitter Fagor."

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Plus de détails dans la vidéo sur la politique culturelle de la Métropole de Lyon et sur le voyage du maire de Villeurbanne en Arménie.

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Eloi Thiboud : Bonjour à tous, bienvenue dans l'émission 6 minutes chrono, le rendez-vous quotidien de la rédaction de Lyon Capitale. Aujourd'hui, on va parler des “Grandes Locos”, ce nouveau site pour la culture à Lyon et pour accueillir les grands festivals lyonnais. Il s'agit des “Grandes Locos” qui s'étalent sur plus de 20 hectares, qui pourraient accueillir 12 000 festivaliers et qui va accueillir déjà les Nuits Sonores, la Biennale de danse, la Biennale d'art contemporain, le Lyon Street Food Festival. Voilà, c'est très dense, sur un ancien atelier de la SNCF. Pour en parler, nous sommes connectés avec Cédric Van Styvendael, le maire de Villeurbanne et aussi vice-président à la culture de la Métropole de Lyon. Et c'est sous cette casquette que nous allons échanger, qui est connecté depuis l'Arménie aujourd'hui. Merci d'être connecté avec nous. On va rentrer dans le vif du sujet. Si on refait un petit peu d'histoire, pourquoi avoir choisi ce lieu? Qu'est-ce qui vous a fait dire, c'est celui-là ? 

Cédric Van Styvendael : Si on refait un peu d'histoire, il y a deux choses en parallèle. Il y avait les usines Fagor, qui était un lieu d'utilisation temporaire, qui accueillait beaucoup d'événements culturels à Lyon et qui accueillait notamment les Nuits Sonores, le Lyon Street Food Festival, les Biennales d'art contemporain. Ce lieu arrivait à la fin de son occupation temporaire. Les acteurs étaient extrêmement inquiets et souhaitaient que la Métropole trouve un autre lieu pour que ces activités puissent continuer à se dérouler. Au même moment, il y avait des discussions en cours sur le devenir d'un site extrêmement important, propriété de la SNCF, basé sur la commune de la Mulatière. Et il y a eu un heureux concours de circonstance. Il fallait qu'on trouve un lieu, et il y avait ce lieu de la Mulatière et la Métropole. A un moment, on a décidé de lui donner une vocation culturelle. Alors, ce n'était pas complètement une idée de sortie de nulle part parce qu'il y avait déjà un projet culturel à la Mulatière, puisqu'on devait, sur ce lieu, accueillir une recyclerie culturelle pour les acteurs de la culture autour des décors, autour des matériaux de sons, etc. Et donc, à un moment, d'une manière presque naturelle, on s’est dit, pour occuper ce lieu, on va le dédier d'abord à la culture. Et ça s'est traduit par une chose très concrète. La Métropole a décidé d'acheter deux halles importantes sur ce lieu de la Mulatière.  

Eloi Thiboud : Si j'ai bien compris, c'est une première étape, puisque j'ai l'impression que si j'ai bien saisi le projet, que la Métropole va acquérir d'autres halles de cet immense site ? Quel est le projet qui est porté derrière ? C'est que accueillir des festivals. Je crois qu'il y a un projet d'ensemble qui est un peu plus général.  

Cédric Van Styvendael : Il y a un projet d'ensemble qui est un peu plus général et c’est déjà d’acheter deux halles. C'est un investissement important de la Métropole à hauteur de 17 millions entre l'acquisition et les travaux qu'il faut conduire dans ces halles. Pour le reste, ça dépendra du projet urbain. Donc, je ne peux pas aujourd'hui vous indiquer si la Métropole va se porter acquéreur sur cet ensemble qui appartient encore, hormis les deux halles, à la SNCF. Mais en tout cas, l’objectif, c'est d'avoir un lieu dédié à la culture et à l'accueil de l'événementiel sur ce site. Et pour l'instant, on parle d'occupation temporaire. Mais pensez bien que si la Métropole investit des sommes de cette nature-là, c'est plutôt dans la durée en tout état de cause. Et on ne parle pas d'une occupation de deux, trois ans. On parle à minima d'une dizaine d'années devant nous pour développer la culture. Et ce lieu, on l'a aussi choisi au-delà de l'opportunité un peu temporelle parce qu'il est magnifique, parce qu'il a une âme, parce qu'il était habité par des cheminots. C'était un lieu de maintenance des trains en France, un lieu extrêmement important. Et c'est vrai qu'à chaque fois qu'on a fait visiter ce lieu aux acteurs culturels, ils étaient complètement ébahis. Et tout de suite, ils nous ont donné un accord et ils nous ont soutenus, alors qu'au départ, ils étaient un peu inquiets de quitter Fagor. Et aujourd'hui, c'est un projet qui se déroule extrêmement bien. Ce n'est pas tous les jours que les projets urbains se déroulent comme cela. Et là, il y a un espèce d'alignement des planètes qui est exceptionnel de part le volontarisme de la Métropole, mais de part aussi la prise de risque des acteurs culturels que je remercie.  

Eloi Thiboud : Justement, vous parliez un peu de l'histoire du site qui est très lié avec l'histoire des cheminots du sud de Lyon. Vous avez cette volonté, on l'entend bien, à travers les “Grandes Locos”, de rendre hommage, de garder cette continuité dans l'architecture, vous venez d'en parler. C'est important pour la Métropole, ça s'appelle les “Grandes Locos”, de garder cette identité du lieu ?  

Cédric Van Styvendael : Ce qui est important pour la Métropole, c'est que la culture ne soit pas un accessoire, quelque chose qui vient à la fin pour compléter un programme ou quelque chose qui se positionne simplement comme de l'animation. Et pour cela, je crois que de respecter l'héritage, le patrimoine, la transmission, comme nous le faisons en prenant ce nom des “Grandes Locos”, c'est une manière de dire aussi comment on souhaite travailler les questions de culture. Ça veut dire qu'on fait attention à l'héritage au passé, ça veut dire qu'on part du “déjà là” pour construire des nouvelles choses. Et ce n'est pas uniquement symbolique. Je crois que c'est aussi finalement quelque chose de l'ordre, de la manière de faire que de rendre hommage à cette mémoire ouvrière avant d'aller vers des activités événementielles culturelles. Et pareil, on ne va pas non plus tomber dans le pastiche. Il ne s'agit pas de refaire des locomotives sur le site, mais simplement ce clin d'œil et cette politesse patrimoniale faite au bâtiment en gardant ceux qui sont les plus emblématiques. Ça fait partie de notre conception des politiques culturelles sur la Métropole.  

Eloi Thiboud : Très bien. Merci beaucoup, Cédric Van Styvendael. On a une dernière minute pour parler sans transition d'une toute autre thématique. Vous êtes en Arménie actuellement. Est-ce que vous pouvez nous dire en quelques mots l'objet de votre voyage ?  

Cédric Van Styvendael : C'est mon premier déplacement en Arménie, vous le savez, dans un contexte géopolitique qui est extrêmement tendu. Donc, il s'agit d'abord de venir réactualiser une charte avec Abovyan, qui est une ville juste à côté d'Erevan, qui est à peu près de la taille de celle de Villeurbanne. Réaffirmer ce jumelage, réaffirmer cet engagement de la France vis-à-vis de l'Arménie dans un moment où ses frontières sont en danger, dans un moment où près de 100 000 personnes ont été expulsées de leur lieu de vie centenaires et même millénaires le Haut-Karabakh. Et donc, je viens renouveler ce jumelage avec Abovyan et je viens le faire notamment sur des enjeux culturels. Donc, vous voyez, finalement, il y a des liens entre ce dont on a parlé, les “Grandes Locos” et puis la manière dont on essaye de penser la solidarité entre le peuple français et le peuple arménien, notamment au travers de la culture.  

Eloi Thiboud : Très bien, ce sera le mot de la fin. Merci beaucoup, Cédric Van Styvendael, d'avoir été connecté avec nous. Quant à vous, chers téléspectateurs, je vous remercie d'avoir suivi cette émission. Vous pouvez retrouver plus de détails sur l'actualité culturelle sur le site de Lyon Capital et puis aussi pour suivre le voyage du maire de Villeurbanne, Cédric Van Styvendael sur le site lyoncapitale.fr. À très bientôt.  

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