Par Daniel Villafruela, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=32620121

Mines Saint-Étienne poursuit sa progression dans le classement mondial des universités

Le Times Higher Education (THE), classement britannique annuel de plus de 2 000 universités dans le monde, a publié son édition 2027 le 30 septembre. L'École des Mines de Saint-Étienne s'y place dans la tranche 651-700 et revendique 56 places gagnées.

Le THE World University Rankings note chaque année les universités sur leurs performances en recherche, en enseignement et à l'international. L'édition 2027 couvre 2 297 établissements dans 118 pays et territoires, contre 2 191 dans 115 pays en 2026. Pour y figurer, il faut former des étudiants de premier cycle, produire de la recherche dans plusieurs disciplines et publier au moins 1 000 articles scientifiques entre 2021 et 2025.

La note finale, sur 100, combine 17 indicateurs répartis en cinq piliers : la qualité de la recherche (30 %, notamment le nombre de citations des travaux), l'enseignement (29,5 %), l'environnement de recherche (29 %), l'ouverture internationale (7,5 %) et les relations avec l'industrie (4 %). La recherche pèse ainsi près de 60 % du total.

Une tranche resserrée, un rang maison

L'école stéphanoise y est classée entre la 651e et la 700e place, alors qu'elle figurait l'an dernier dans la fourchette 601-800. Le THE ne donne donc pas de rang exact à ce niveau. La 667e place, contre la 723e en 2026, vient d'un calcul produit par l'école elle-même, qui l'a établie à partir des notes communiquées. Elle se place aussi dans le top 200 pour l'enseignement, le top 500 pour l'environnement de recherche (439e) et le top 350 pour l'industrie, toujours selon ses calculs.

Les notes détaillées donnent à l'école un score global compris entre 42,4 et 43,3 sur 100. Elle partage cette tranche avec Centrale Nantes, l'École nationale des travaux publics de l'État et l'université de Lille. Son point fort est le pilier industrie : 80 sur 100, soit le 342e rang mondial selon l'école. Ce pilier, qui mesure notamment les revenus de recherche issus des entreprises et les brevets citant les publications, ne pèse toutefois que 4 % de la note finale. Les autres notes : 46,8 sur 100 en enseignement, 34,8 en environnement de recherche et 71,6 en ouverture internationale. La qualité de la recherche, pilier le plus lourd dans le calcul global, est la moins bien notée : 33,9.

Le directeur de l'école, Jacques Fayolle, voit dans ce classement la confirmation de "la dynamique de Mines SaintÉtienne et la reconnaissance internationale croissante de notre modèle", et une progression "avant tout collective : elle est celle de nos personnels, enseignants-chercheurs, élèves et doctorants, et de tous nos partenaires académiques, industriels et institutionnels". L'établissement, qui compte 2 500 élèves dont 27 % d'internationaux, 480 personnels et 52 M€ de budget, met en avant trois axes : industrie du futur et souveraineté, ingénierie de la santé, transition écologique.

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