La centrale du Bugey. DR

Une centaine d'élus locaux s'opposent à la création de nouveaux réacteurs nucléaire au Bugey

Cent élus locaux, parmi lesquels on retrouve de nombreuses figures de la classe politique de Lyon, ont signé une pétition contre un nouveau projet de nucléarisation à proximité de la plus vieille centrale nucléaire de France au Bugey, dans l'Ain.

Le rachat de 150 hectares de terrains autour de la centrale nucléaire de Bugey par EDF en 2019 continue d’alimenter la grogne des habitants et des élus locaux. Le syndicat mixte Bugey-Côtière-Plaine (BUCOPA) a lancé le 20 septembre une enquête publique sur le schéma de cohérence territoriale (SCOT) qui doit prendre fin le 22 octobre prochain. La démarche vise à définir la stratégie et le cadre réglementaire de l'ensemble des politiques publiques à horizon 2030, en termes de développement économique, de transition énergétique ou d’habitat.

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Pour de nombreux élus, Lyonnais notamment, "cette modification a pour principal objectif d’autoriser" l’artificialisation des 150 hectares de terres agricoles achetés en 2019 pour y installer une paire d’EPR (Réacteur pressurisé européen) à côté de la plus vieille centrale nucléaire de France. "Nous refusons ces réacteurs nucléaires coûteux, polluants et très dangereux pour la population et l’environnement. Nous ne voulons pas d’un avenir avec des EPR dans nos territoires", écrivent les élus parmi lesquels on retrouve notamment plusieurs adjoints du maire de Lyon, à l’instar de Camille Augey, Mohamed Chihi, Céline De Laurens, Sylvain Godinot ou encore des élus de la Métropole de Lyon comme Emeline Beaume, vice-présidente de la collectivité. 


"Nous refusons ces réacteurs nucléaires coûteux, polluants et très dangereux pour la population et l’environnement. Nous ne voulons pas d’un avenir avec des EPR dans nos territoires", Elus contre EPR dans l'Ain.


Le comité d’une centaine d’élus estime que le gouvernement n'attend pas le débat public national sur la mise en œuvre d'un programme de 6 réacteurs nucléaires de type "EPR2", qui doit débuter le 27 octobre, pour lancer sa "politique nucléariste" dans le secteur. Le conseiller régional et élu de l’Ain Maxime Meyer ne dénonce rien de moins qu’une "nouvelle mascarade de démocratie où le développement du nucléaire est d’ores et déjà acté" par le président de la République Emmanuel Macron.

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