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Le Sytral © Tristan Paret

Après la polémique, qui seront les 24 élus de la Métropole de Lyon qui siégeront au futur Sytral ?

A partir du 1er janvier 2022, le Sytral va devenir l'AOMTL qui gérera l'ensemble des transports du département du Rhône. Les 24 représentants de la Métropole de Lyon pour cette nouvelle instance ont été désignés mardi lors d'un vote houleux à la Métropole. Qui sont ces 24 représentants ?

Une délibération sur le Sytral, où plutôt sur le futur Sytral, a mis le feu aux poudres mardi lors du conseil de la Métropole de Lyon. A partir du 1er janvier 2022, le Sytral (le Syndicat mixte des transports pour le Rhône et l'agglomération lyonnaise), l'autorité qui pilote et gère les transports dans la Métropole de Lyon (bus, trams, métros, et peut-être bientôt téléphérique) va devenir AOMTL (Autorité organisatrice des mobilités et des territoires lyonnais), un établissement public qui gérera l'ensemble des transports de 13 collectivités ou communautés de communes de l'ensemble du département du Rhône. Un super Sytral en somme. Un Sytral en très grand. Un mastodonte Sytral qui investit déjà 2,55 milliards d'euros sur le mandat 2020-2026.

Ce qui a fait débat, ce qui a déclenché l'ire - et le mot est faible - de tous les élus de l'opposition, c'est une délibération défendue par Bruno Bernard pour désigner les représentants de la Métropole dans cette future AOMTL.

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Dans la nouvelle AOMTL, la Métropole de Lyon aura 24 sièges sur 38. Mais 1 siège n'est pas égal à 1 voix. C'est en fonction de la population. Ainsi, la Métropole, avec 24 sièges, aura 71 voix en tout (23 sièges valent 3 voix et 1 siège valant 2 voix). 71 voix sur 98 en tout, les autres sièges étant pour la région Auvergne-Rhône-Alpes et les différentes communautés de communes.

Les quatre principaux groupes d'opposition ont vivement refusé la proposition de Bruno Bernard de leur accorder 4 sièges sur les 24 (un siège par groupe). Ils en ont 7 actuellement au Sytral. Du coup, devant le refus de Bernard de leur accorder 7 sièges, ils en ont pris aucun. Il n'y aura donc pas d'élu de droite, notamment, dans le futur Sytral (alors qu'ils sont 4 élus de droite actuellement).

Seul Izzet Doganel, du groupe d'opposition "La Métropole pour tous" à la Métropole (2 élus), a accepté sa participation dans le futur Sytral. 24e sur la liste votée mardi, il aura 2 voix. Les 23 autres membres, tous de la majorité, auront tous 3 voix.

Les 24 représentants de la Métropole au Sytral :

  • Jean-Charles Kohlhaas (groupe écologiste)
  • Hélène Geoffroy (groupe socialiste)
  • Fabien Bagnon (écologiste)
  • Cédric Van Styvendael (socialiste)
  • Valentin Lungenstrass (écologiste)
  • Marie-Christine Burricand (groupe communiste)
  • Mathieu Vieira (écologiste)
  • Béatrice Vessiller (écologiste)
  • Vincent Monot (écologiste)
  • Laurent Boffet (groupe la Métropole en commun)
  • Laurence Frety (écologiste)
  • Blandine Collin (écologiste)
  • Hélène Dromain (écologiste)
  • Joëlle Percet (écologiste)
  • Nadine Georgel (écologiste)
  • Michèle Edery (socialiste)
  • Benjamin Badouard (écologiste)
  • Sophia Popoff (écologiste)
  • Véronique Giromagny (écologiste)
  • Vinciane Brunel-Vieira (écologiste)
  • Jean-Michel Longueval (socialiste)
  • Hugo Dalby (écologiste)
  • Léna Arthaud (communiste)
  • Izzet Doganel (opposition)

A eux seuls, les écologistes ont 16 représentants dans le futur Sytral (sur 24 de la Métropole de Lyon). 16 représentants avec chacun 3 voix, donc 48 voix. Plus la voix du président de la Métropole, Bruno Bernard, membre de droit du futur conseil d'administration de l'AOMTL. Les écologistes de la Métropole de Lyon ont donc à eux seuls 49 voix sur les 98 en tout du futur conseil d'administration de l'AOMTL.

Des votes très importants début 2022 : métros à Lyon, téléphérique

David Kimelfeld, l'ancien président de la Métropole de Lyon (2017-2020) a raillé la décision de son successeur, Bruno Bernard. "Au-delà de l'opposition, vous verrez qu'au bout du compte, Bruno Bernard va exclure les groupes de sa majorité. Quand vous regardez la liste adoptée (pour le futur Sytral), il y a 49 voix pour les écologistes (sur les 98), il envoie un signe aux autres groupes de sa majorité qu'ils ne pèsent pas dans la majorité car il pourra s'exonérer de tout accord, même dans la majorité. C'est une double claque. C'est une claque pour l'opposition, une claque aussi pour sa majorité. En politique, quand dans une assemblée vous n'avez plus d'opposition, c'est dans votre propre majorité que se créé l'opposition. C'est ce qui va se dérouler sous ses yeux au Sytral", anticipe Kimelfeld.

Au futur Sytral, de très gros dossiers doivent être soumis au vote début 2022. Comme le choix, ou pas, d'une nouvelle ligne de métro, comme le choix, ou pas, d'une ligne de téléphérique entre Francheville et Lyon. Avec un seul élu d'opposition, donc.

Lire aussi : Cacophonie à la Métropole de Lyon, débats houleux après une proposition controversée de Bruno Bernard sur le futur Sytral

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