© Pascal Victor

Théâtre : "Huit heures ne font pas un jour", une chronique ouvrière radieuse aux Célestins

À partir d’une série allemande culte des années 1970, Huit heures ne font pas un jour, réalisée par Rainer Werner Fassbinder, Julie Deliquet dresse le portrait radieux d’une classe ouvrière solidaire et optimiste. C'est aux Célestins du 19 au 23 janvier.

De Fassbinder, on connaît plutôt les œuvres sombres, imprégnées des questions existentielles d’une génération d’Allemands encore hantée dans les années 1970 par la responsabilité de leurs ainés dans les atrocités de la seconde guerre mondiale.

Mais c’est une tout autre facette du réalisateur du Mariage d’Eva Braun que la metteuse en scène Julie Deliquet a choisi d’exhumer de sa filmographie.

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En adaptant Huit heures ne font pas un jour, un bijou télévisuel des années 1970 dont les 5 premiers épisodes ont été réalisés par Fassbinder, elle redonne vie sur scène à ces joyeuses chroniques qui racontaient le quotidien d’une famille ouvrière de Cologne.


Les ressorts d’une formidable solidarité


Si le théâtre est souvent une source d’inspiration du cinéma, Julie Deliquet aime puiser dans les œuvres du 7e art pour nourrir son travail de scène. Un conte de Noëlque nous avions vu en 2020 au Radiant - était déjà une adaptation du film éponyme d’Arnaud Desplechin. La metteuse en scène proposait une remarquable immersion dans l’intimité d’une famille à l’occasion de retrouvailles pendant les fêtes de Noël qui tournent aux règlements de compte.

Mais si le propos d’Un conte de Noël était de faire ressurgir de manière cruelle des inimitiés familiales, celui de Huit heures ne font pas un jour est au contraire de montrer les ressorts d’une formidable solidarité. Celle qui lie tout un clan – famille, collègues, amis – issus du monde ouvrier qui partage les difficultés du quotidien, mais aussi ses joies et ses rêves.

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Avec une galerie de personnages très vintage qui luttent avec optimisme – et parfois roublardise - pour plus de justice sociale, ce spectacle offrira sans aucun doute une éclaircie dans la morosité ambiante de notre époque qui peine à retrouver le sens du collectif.


Huit heures ne font pas un jour, du 19 au 23 janvier aux Célestins, Théâtre de Lyon


 

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