Alain Bauer, professeur émérite de criminologie au Conservatoire National des Arts et Métiers, a repris Grégory Doucet sur ses propos concernant le militant nationaliste Quentin Deranque et son refus d’afficher son portrait sur l’Hôtel de Ville.
Le 19 février, le maire de Lyon, Grégory Doucet, refusait d’afficher le portrait du jeune militant nationaliste Quentin Deranque, battu à mort le 12 février, sur l’Hôtel de Ville, regrettant "l’incédence" de la proposition de Jean-Michel Aulas et que cela "ce serait un très mauvais signal".
"Mettre le portrait de quelqu'un qui ne me semble pas, du fait de ses affiliations, représenter l'histoire humaniste de Lyon ne me semble pas approprié. On est ici dans la Ville de Jean Moulin. On est dans la capitale de la résistance et je crois que ce serait un très mauvais signal que de mettre le portrait de ce jeune homme", déclarait alors l'édile.
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"Il faut arrêter avec cette réduction ad Hitlerum"
Une prise de position qui n’a pas manqué de faire réagir, notamment du côté de l’opposition, la Région Auvergne-Rhône-Alpes a par exemple fait le choix d’afficher sur sa façade une photo de Quentin en marge du rassemblement qui s’est tenu hier. Mais également Alain Bauer, professeur émérite de criminologie au Conservatoire National des Arts et Métiers, originaire de Lyon. Invité chez nos confrères de BFM TV le 19 février, Alain Bauer s’est, en effet, montré particulièrement agacé par les propos de l’édile lyonnais.
"Je rappelle à tous ceux qui n’ont aucune culture historique, et particulièrement à Monsieur le maire de Lyon, parce que je suis Lyonnais, que dans la Résistance, une très grande partie des résistants contre l’occupation nazie étaient des militants de droite, voire d’extrême-droite", lance-t-il. "Et chez les collabos, il y avait pas mal de militants de gauche. Il faut arrêter avec cette réduction ad Hitlerum", déclare encore Alain Bauer.
« Lyon est la capitale de la Résistance, mais la Résistance ne faisait pas le tri des opinions politiques".
Et de conclure : "Je n’ai aucun lien commun avec les militants nationalistes révolutionnaires identitaires, mais du point de vue du retour à l’Histoire, Lyon est la capitale de la Résistance, mais la Résistance ne faisait pas le tri des opinions politiques".
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Excellente leçon.