Samedi 21 février, le président de l’Union nationale inter-universitaire (UNI) Olivier Vial a assuré sur CNEWS que la Ville de Lyon avait fourni l’accès à la vidéosurveillance "des lieux où il y avait de l’extrême droite" à la Jeune Garde.
La Ville de Lyon dénonce des propos d’une "extrême gravité". Hier, samedi 21 février, sur le plateau de CNEWS, le président de l’Union nationale inter-universitaire (UNI) Olivier Vial a assuré que la Ville de Lyon avait donné accès à la vidéosurveillance "des lieux où il y avait de l’extrême droite" à la Jeune Garde en 2022.
"Alors ça, c'est absolument hallucinant", lance alors le présentateur. "La question est maintenant de savoir jusqu'à quand ils ont pu être associés à ça. Est-ce que vraiment c'était l'objectif de la Mairie de les associer à ces questions-là, quand on sait aujourd'hui comment ils (la Jeune Garde : Ndlr) utilisent les renseignements qu'ils obtiennent pour harceler leurs adversaires, c'est extrêment grave", maintient encore Olivier Vial.
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La Ville de Lyon va saisir l'ARCOM
À l’époque, Mohamed Chihi, l'adjoint à la sécurité, travaillait alors "avec un groupe de liaison sur les extrêmes droites" comprenant notamment Muriel Ressiguier, présidente de la commission d'enquête de l'Assemblée nationale sur la lutte contre les groupuscules d'extrême-droite, le député Thomas Rudigoz et la Jeune Garde. En début de semaine, l'adjoint a affirmé que le groupuscule avait été "un interlocuteur parmi d’autres dans une démarche plus large de compréhension des phénomènes de violence sur la voie publique".
Une fausse information, fait savoir l’entourage du maire ce dimanche. "Cette fake news n’a pas été corrigée à l’antenne par les journalistes présents en plateau, pire elle a ensuite été diffusée sur les réseaux sociaux et reprise par plusieurs élus", déplore-t-il, annonçant par ailleurs que la Ville de Lyon allait saisir "immédiatement" l’ARCOM et "portera plainte au vu de l’extrême gravité des propos".
"Dans un contexte de vives tensions comme nous le connaissons actuellement, les médias doivent être plus que jamais responsables", conclut ainsi la municipalité.
