Ce spectacle produit par le théâtre bruxellois Kosmocompany est une ode à la différence, à la recherche et à l’acceptation de soi, mais surtout à la liberté d’être.
Norman c’est comme normal, à une lettre près correspond à la volonté de défendre les minorités qui est quasiment inscrite dans l’ADN du théâtre de la Croix-Rousse, dirigé par Courtney Geraghty.
L’autrice Marie Henry y met en avant, avec finesse et intelligence, une forme de diversité sans jamais tomber dans la morale, le didactisme ou, pire, le convenu.
Elle saisit un sujet connu et en fait du théâtre. Non pas un pamphlet sur la différence présenté de manière frontale, comme on en voit trop souvent, mais du théâtre offrant avant tout une histoire aussi folle que touchante. Elle est de surcroît inspirée d’un fait réel survenu en 2012 en Allemagne.
La pièce nous invite à faire la connaissance de Norman. Un petit garçon de 7 ans qui, comme ses copains, aime rire, jouer et danser.
Cependant, un beau jour, il décide de porter une robe rose pour aller en classe… Ce qu’il aime par-dessus tout, c’est la sensation du vent qui s’engouffre entre les plis du tissu, la caresse sur sa peau et l’impression de s’envoler lorsqu’il tourne sur lui-même.
Mais sur le chemin, les regards changent, les murmures désapprobateurs, les ricanements se font entendre et, très vite, un tourbillon de jugements s’abat sur lui et sa famille.
Heureusement son père a décidé de le soutenir… Sur le plateau, c’est un spectacle pop et poétique, à mi-chemin entre le théâtre et la danse qui se joue.
Norman, avec sa lucidité d’enfant, questionne avec beaucoup d’humour et de tendresse les normes, le genre et l’acceptation de soi. Porté par une musique rythmée et entraînante, il nous confronte à nos préjugés et célèbre joyeusement les esprits libres.
Norman c’est comme normal, à une lettre près – Les 5 et 6 juin au théâtre de la Croix-Rousse
