La Galerie nationale du design vient d’ouvrir ses portes avec l’objectif de révéler les trésors du design cachés dans les collections publiques de l’Hexagone.
Lieu unique en France dont l’objectif est de faire découvrir à tous les publics la richesse des collections publiques de design, la Galerie nationale du design vient d’ouvrir ses portes sur 1000 m2 à Saint-Étienne, rejoignant ainsi la liste des grandes villes comme Londres, Milan, Bruxelles ou Madrid qui bénéficient d’un même lieu prestigieux.

Inscrite au sein de la Cité du design basée elle-même sur le site de l’ancienne manufacture d’armes, elle est pilotée par une équipe mixte – Aurélie Voltz, également directrice du MAMC+, et Éric Jourdan, directeur général de l’EPCC Cité du design,École supérieure d’art et design de Saint-Étienne – avec pour ambition de créer une exposition par an, trois femmes/commissaires étant déjà invitées sur les années à venir.
Design en main. Du langage à l’objet – dont la main, instrument par excellence du faire, du toucher et du lien sera le fil rouge – est la première conçue par l’historienne du design Laurence Mauderli. Elle nous plonge dans un univers composé de quatre cents objets, pièces emblématiques, outils du quotidien, complétés par des archives stéphanoises (films, affiches, photographies) entre lesquels elle instaure un dialogue, parcourant les XIXe, XXe et XXIe siècles pour relier l’histoire de la production stéphanoise à l’histoire internationale du design, démontrer qu’il est une pratique humaine sans cesse en résonance avec les technologies, la linguistique, la philosophie, l’anthropologie et des enjeux sociétaux.

S’ouvrant avec la sculpture d’une main géante, la scénographie aux lignes épurées d’Éric Benqué – qui sublime les objets et fait corps avec eux, allant jusqu’à transformer certains de leurs supports en œuvres d’art – s’appuie sur une démarche d’écoconception car elle est modulable et fait le pari de permettre à l’exposition suivante de réutiliser 50 % des matériaux sollicités (essentiellement bois, verre et textile).
Elle accompagne une succession d’écrins constitués de six chapitres aux titres évocateurs – À mains nues, Mettre la main à la pâte, Avoir en main, De main en main, Perdre la main, Prendre en main– qui révèlent le travail d’orfèvre réalisé par Laurence Mauderli tant dans sa recherche du lien que ce langage populaire entretient avec la pratique du design que dans ses choix d’objets, là où chacun raconte une histoire et dévoile l’imagination des designers, leur faculté à poursuivre un héritage, détourner ou réinventer un design qui interroge notre rapport au monde et anticipe les formes de demain.
Design en main. Du langage à l’objet –Jusqu’au 7 mars 2027, Galerie nationale du design de Saint-Étienne – www.galerienationaledudesign.fr
