Les ventes de particulier à particulier représentent aujourd’hui 37 % du volume total des transactions © Pexels / Kampus production
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Vente : tout ce qu’il faut savoir avant de signer avec une agence à Lyon

Alors que les taux de crédit augmentent, chaque euro compte lors de la vente d’un bien immobilier. Décryptage des modèles d’agence et de leurs particularités à connaître avant de signer.


Une vraie forêt vierge, dense, compacte, voire illisible. Lorsque vient l’heure d’acheter ou de vendre un appartement à Lyon, il est de plus en plus difficile d’y voir clair tant les propositions d’agences immobilières sont nombreuses. Plus de 300 antennes quadrillent le territoire de Lyon intra-muros et il n’est pas un trimestre sans que de nouvelles enseignes apparaissent au coin de la rue. De fait, le marché est florissant : l’année dernière a encore été marquée par une augmentation (+16 %) du nombre de transactions dans le département lyonnais, selon les notaires du Rhône. Autrement dit, les affaires vont bon train pour les agents immobiliers. Une bonne santé paradoxale alors que la concurrence est toujours plus rude et que les parts de vente sans médiation augmentent. En effet, l’inflation généralisée (+6 % cet été) cumulée à la hausse des taux de crédit et un climat politique instable inciteraient plutôt à se passer d’un service assez coûteux. L’honoraire moyen se situerait ainsi autour de 20 000 euros à Lyon, et 10 000 euros en France, selon la Fédération nationale de l’immobilier (Fnaim), pour un pourcentage compris entre 4 et 8 % du prix de vente selon les agences. Pour rappel, ces honoraires doivent obligatoirement être affichés conformément à la loi. Une contrainte encore trop peu respectée tant l’effet peut être repoussoir.


Les agences concurrencées par le PAP


D’ailleurs, les observateurs notent déjà une forte progression des ventes de particulier à particulier qui représentent aujourd’hui 37 % du volume total des transactions selon la Fnaim, contre 30 % il y a dix ans. Une croissance notamment due à des sites comme Leboncoin, SeLoger ou bien encore PAP, sur lesquels travaillent aussi les agences traditionnelles tant ils se sont rendus indispensables sur le marché. Dans ce contexte, beaucoup de vendeurs particuliers ont franchi le pas et les raisons sont multiples : “J’ai eu une mauvaise expérience avec trois agences qui m’avaient chacune donné une estimation différente. Donc j’ai mis mon appartement sur un site de particuliers selon le prix que je voulais et il est parti en deux semaines”, témoigne Hector, ancien propriétaire d’un T3 à la Croix-Rousse de 70 m2. D’autres encore pointent les honoraires trop élevés : “Franchement, 16 000 euros de frais d’agence sur un bien à 270 000 euros, c’est trop, surtout quand on peut le faire soi-même”, s’emporte Justine, qui a vendu son appartement dans le 5e à Lyon. Selon le site pap.fr, vendre soi-même son bien immobilier permettrait d’effectuer 12 000 euros d’économie en moyenne.


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