Le site de Kem One à Lyon
Le site de Kem One au sud de Lyon. © Boris Horvat / AFP

Une "contradiction frontale" : la CGT de Kem One attaque son actionnaire

Les syndicats de Kem One accusent le fonds Apollo Global Management de tenir un discours trompeur sur sa gestion. Dans une lettre ouverte, ils dénoncent un montage financier jugé nocif pour l’avenir du groupe.

Tout commence fin 2021. Le fabricant de PVC Kem One, qui possède un site à Saint-Fons dans la vallée de la chimie, a été racheté par le fonds d'investissement américain Apollo Global Management après avoir échappé à la faillite. Dans une lettre ouverte à Alex van Hoek, associé d’Apollo, une coordination syndicale menée par la CGT a dénoncé les déclarations de ce dernier pendant son audition par la commission d'enquête de l'Assemblée nationale sur la prédation des capacités productives françaises par les fonds spéculatifs.

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"Pendant une heure et dix-huit minutes, vous avez tenté de présenter Apollo
comme un investisseur responsable, soucieux des emplois, de l'outil industriel et de l'avenir de Kem One."
Une annonce qui ne passe pas auprès des syndicats qui dénoncent des "déclarations en contradiction frontale avec la réalité que nous vivons."

6 points dénoncés par les syndicats

Par l'intermédiaire de cette lettre ouverte, les organisations mettent en exergue six points de contradictions. D'abord, un contraste entre le discours de l'actionnaire qui parle de "pilotage responsable", et "un montage" financier ou Kem One porte les coûts et les risques tandis qu'Apollo "encaisse les frais". Un "LBO prédateur" (Leveraged Buy Out) auquel s'attaquent les signataires de cette lettre.
Les revendications de l'actionnaire qui affirme avoir "massivement investi dans l'outil de production Kem One", sont aussi pointées du doigt. Les syndicats parlent plutôt de maintenance de survie.

Les syndicats de Kem One réclament "un véritable projet industriel"

Pour faire face à cette hausse de la dette, les organisations réclament la sortie de "l'emprise de la finance spéculative" par l'intermédiaire d'un "véritable projet industriel". Autre demande, "l'effacement pur et simple de la dette liée au LBO", "un apport immédiat en capital par Apollo", ainsi que "la fin des frais prédateurs, qui ponctionnent des dizaines de millions d'euros sur une entreprise au bord du défaut."

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