L'aéroport de Lyon Saint Exupéry .©ALLILI MOURAD/SIPA
L’aéroport de Lyon Saint Exupéry .©ALLILI MOURAD/SIPA

Taxe sur les grands aéroports : "une fausse bonne idée" selon Vinci Airports à Lyon

A l'occasion du quinzième anniversaire de la base d'EasyJet à Lyon, Nicolas Notebaert, président de Vinci Airports a évoqué la taxation annoncée par l'Etat sur les grands aéroports nationaux.

C'est une nouvelle qui avait inquiété en fin d'année dernière les aéroports et les sociétés d'autoroutes. Dans le cadre du budget 2024 présenté en septembre dernier, le gouvernement entendait instaurer une nouvelle taxe sur les concessionnaires autoroutiers et les grands aéroports en France. Cette taxe, qui devrait générer selon le ministère de l'Economie 600 millions d'euros doit notamment servir à "financer un plan d'avenir pour les transports et la transition écologique".

3 millions d'euros pour l'aéroport Saint-Exupéry

L'aéroport de Lyon, quatrième aéroport de France en nombre de passagers transportés, sera concerné par cette nouvelle taxation, qui devrait, selon Nicolas Notebaert, directeur général de Vinci Concessions et président de Vinci Airports, être d'environ 3 millions d'euros pour l'aéroport rhodanien.

Qui pour payer la facture ?

Si Bercy avait expliqué que ce serait "à chaque compagnie de voir comment elle souhaite répercuter cette taxe", Nicolas Notebaert estime que deux scénarios sont possibles. "Soit l'effet va se faire sentir sur le billet et c'est donc le client le plus modeste qui va en pâtir, soit les entreprises vont décider d'absorber cette taxe mais à côté de ça elles vont ralentir leur investissement".

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"Taxer un aéroport, ça ne va pas le pousser à investir dans la décarbonation" selon le DG de Vinci Concessions. "En réalité, cette taxe est une fausse bonne idée. Cette argent va finir dans le puits sans fond de l'argent public et ne servira ni à la décarbonation du pays ni à sauver la planète", déplore Nicolas Notebaert.

L'autre argument mis en avant par le gouvernement pour justifier la mise en place de cette nouvelle taxe, le développement du transport ferroviaire. "Penser qu'en taxant les aéroports ou les autoroutes on va développer le train, c'est faux. Le train a besoin d'une vraie libéralisation de son modèle, comme ça a été le cas dans l'aviation avec le ciel unique européen mis en place au début des années 2000. Aujourd'hui la réalité c'est ce que c'est trop compliqué de lancer une nouvelle ligne de train" conclut Nicolas Notebaert.

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Les premiers effets de cette nouvelle taxe pourraient se faire sentir dans le courant de l'année 2024 pour les consommateurs.

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