Officiellement réélu maire de Lyon ce vendredi 27 mars lors du Conseil municipal d’installation, Grégory Doucet s'engage à poursuivre les efforts du précédent mandat, mais fait face au discours offensif de celui qui siège désormais dans l’opposition, Jean-Michel Aulas.
"En recevant aujourd’hui la responsabilité d’un second mandat en tant que maire de Lyon, j’éprouve à la fois l’honneur d’une confiance et le poids d’un devoir." C’est donc par ces mots que Grégory Doucet a officialisé sa réélection à la tête de la capitale des Gaules ce vendredi 27 mars lors du Conseil municipal d’installation.
Au fil d’un discours d’une dizaine de minutes, l’édile a réaffirmé vouloir faire de l’humanisme le pilier de ces six prochaines années. "Être maire de Lyon, ce n’est pas simplement une fonction, c’est répondre d’une certaine idée de la ville : juste, forte et profondément humaine", a-t-il ainsi déclaré. Et d’ajouter : "Ici, l’humanisme est bien plus qu’un mot commode, c’est une manière de tenir ensemble ce qui paraît trop souvent opposé : l’autorité, la liberté, la transformation et la protection, l’ambition et la justice." En résumé, "une manière de gouverner sans céder à la brutalité, ni au renoncement."
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Doucet travaillera "avec la Métropole de Lyon avec respect et franchise"
Logement, santé, sécurité, environnement… Grégory Doucet veut donner à Lyon "un cadre juste, stable, lisible", mais également poursuivre les transformations et chantiers entamés durant son premier mandat.
Mais si l’édile fraîchement réélu entend bien tenir ses promesses de campagne, il devra toutefois composer avec une Métropole de Lyon passée à droite avec l’élection de Véronique Sarselli. Conscient que la nouvelle présidente de la collectivité pourra user de son pouvoir pour freiner certains de ses projets, Grégory Doucet assure que sa majorité travaillera "avec la Métropole de Lyon avec respect et franchise." Et de tacler : "Par calcul ou idéologie, certains voudraient y voir des blocages, ce n’est pas mon cas. Coopérer ne signifie pas s’effacer. Le maire a un mandat et une légitimité propre. Je défendrai les intérêts de la ville."
"Les électeurs vous ont placé sous tutelle démocratique"
Une main tendue saisie par l’opposition et son principal représentant Jean-Michel Aulas, non sans une forme de menace. Dès ses premiers mots, le ton était donné : "Je mentirais en disant que j'avais imaginé cette scène il y a quelques mois. Je ne vous attendais pas à cette place, ni moi à la mienne", a ainsi lancé en préambule l’ex-boss de l’Olympique Lyonnais. Alors que les résultats du second tour se sont révélés particulièrement serrés, Jean-Michel Aulas prévient que les "attentes des Lyonnais sont énormes" et qu’il faudra "agir vite et fort, notamment sur le volet sécuritaire."

Un avertissement alors qu’une "nouvelle ère" s’ouvre à Lyon avec l’arrivée de la droite à la Métropole. "Les Lyonnais vous ont placé sous tutelle démocratique", a-t-il ajouté. "Deux choix s’offrent à vous. L’obstination dogmatique et l’entêtement aveugle ou le choix de l’intelligence d’adopter une nouvelle méthode, d’écouter avec humilité les revendications des Lyonnais, dont nous, Cœur lyonnais, seront les relais infatigables", a prévenu Jean-Michel Aulas, tandis qu’il entend bien user de sa position de 1er vice-président à la Métropole de Lyon pour faire plier le maire de Lyon sur certains dossiers.
Un discours jugé "indigne" par certains élus de la majorité, le jugeant en "totale inadéquation" avec les mots de Véronique Sarselli, qui promettait hier vouloir discuter avec l’ensemble des maires de l’agglomération lyonnaise. Affaire à suivre donc alors que Grégory Doucet a d’ores et déjà sollicité un rendez-vous avec la présidente de la collectivité.
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Après les index levés maintenant les mains sur la poitrine pour un compromis!
Ouin Ouin, son binome n'a pas été élu à la métropole et Il faudra donc
quemander auprès de la droite. La honte pour un khmer !