C'est l'une des questions que tout le monde se pose à Lyon : la galère des billets continue pour les Nuits de Fourvière, l'un des grands festivals culturels de l'été en France.
C’est le rendez-vous lyonnais le plus attendu de l’année… et le plus redouté.
Le 18 mars dernier, à midi pétantes, l’ouverture de la billetterie des Nuits de Fourvière (28 mai - 25 juillet) a provoqué une file d’attente en ligne de plus de 70 000 personnes (l’équivalent de la population des 1er et 4e arrondissements).
En quelques heures, le quart des spectacles affichait déjà complet et 83 000 billets étaient achetés. Sur les réseaux, les mêmes messages qu’en 2025, 2024, 2023, 2022, etc., etc. : “Le site a planté deux fois, j’ai abandonné”, “passé de 9 000e à 51 000e dans la file d’un coup”…
La question n’est pas nouvelle. Et c’est précisément là le problème. Pour un festival qui programme des mois à l’avance, accueille près de 200 000 spectateurs et se réclame parmi les grands rendez-vous culturels français, l’infrastructure technique reste à la traîne depuis des années.
Les organisateurs limitent pourtant les achats à quatre ou six places par compte sur les soirées les plus demandées. Ça ne suffit manifestement pas. L’option physique au guichet reste paradoxalement plus fiable : une billettiste le reconnaît elle-même, une petite réserve de places est gardée pour ceux qui se déplacent. En 2026, faire la queue rue de l’Antiquaille serait donc plus efficace qu’Internet. Lyon, décidément, a ses propres règles.
Lire aussi : "C'est une blague", "la cata"... : la billetterie des Nuits de Fourvière irrite les Lyonnais
