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Polémique sur les policiers agressés à Lyon : Darmanin "ne regrette absolument rien"

Trois policiers ont été violemment agressés le 20 juillet à Lyon, dans le quartier de la Guillotière. Depuis, un tweet de Gérald Darmanin, le ministre de l'Intérieur, fait polémique.

Trois policiers ont été violemment agressés le mercredi 20 juillet dans le quartier de la Guillotière, à Lyon. Ils ont fait face à une foule hostile.

Depuis dimanche, un tweet de Gérald Darmanin, le ministre de l'Intérieur, fait polémique. Darmanin annonçait alors, dimanche, que "suite à l’inacceptable attaque contre les policiers de Lyon, des opérations de police ont lieu. Un des délinquants est étranger, il a été interpellé. Sur mon instruction, il a été placé en rétention et sera expulsé".

Sauf que quelques heures plus tard, le parquet de Lyon expliquait que "la personne placée en garde à vue hier (samedi) dans le cadre de l’enquête ouverte à Lyon du chef de violences à l’encontre de policiers place Gabriel-Peri le 20 juillet au soir, a été libérée ce jour (dimanche)". "Il s’avère en effet qu’elle a été totalement mise hors de cause dans le cadre des investigations menées. L’enquête se poursuit activement pour identifier, localiser et interpeller les auteurs des faits", précise le parquet.

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Le ministre de l’Intérieur a posté un second tweet estimant qu’"en lien avec les événements ou non, connu pour de nombreuses mises en cause : vol, violences, menace de mort sur personne dépositaire de l’autorité publique, détention de drogues, violences en réunion... cet individu n’a rien à faire dans notre pays qui est généreux si on le respecte".

Des tweets qui ont fait polémiques, des tweets raillés par les opposants politiques du ministre de l'Intérieur. "J’ai connu un Gérald Darmanin plus regardant sur la présomption d’innocence sur d’autres affaires", a raillé Hubert Julien-Laferrière, député écologiste de Lyon, sur BFMTV. Eric Piolle, le maire de Grenoble, a accusé sur Twitter Gérald Darmanin de "drague(r) ouvertement l’extrême-droite en reprenant ses mots et ses idées" et de "passe(r) outre l’État de de droit en prévoyant d’expulser un « délinquant étranger » sans attendre le résultat des investigations". "Encore un symbole d’une dérive consternante et inquiétante", a-t-il dénoncé.


"Dans ce quartier de Lyon, depuis 30 ans, il y a un combat entre la police et le désordre public"

Gérald Darmanin sur RTL


Ce mardi matin, le 26 juillet, invité de RTL, Darmanin n'a fait aucun mea-culpa. "Dans ce quartier de Lyon, depuis 30 ans, il y a un combat entre la police et le désordre public", a-t-il asséné. "Nous avons multiplié les opérations, on est à 700 opérations dans ce quartier depuis le 1er janvier", a ajouté le ministre de l'Intérieur.

"Je ne regrette absolument rien parce que cette personne est multirécidiviste dans le cadre d'autres affaires. Par ailleurs, il est étranger en situation irrégulière, c'est-à-dire qu'il ne devrait pas être sur le territoire national", a-t-il poursuivi. "Depuis un an, il aurait dû accepter l'idée de partir puisque cela fait un an qu'on lui dit qu'il faut qu'il quitte le territoire national. Il est multirécidiviste et cette personne a été arrêtée dans une opération de police comme on en fait tous les jours. On va désormais appliquer de manière systématique le fait que quand un étranger en situation irrégulière qui, par ailleurs est délinquant, reste sur le sol national et bien il est expulsé", a conclu Gérald Darmanin.

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