Bruno Bernard lors du 1er tour des Municipales 2026 à Lyon . @William Pham

"Oui, c’est plus difficile de gagner la Métropole que la Ville de Lyon"

Le président de la Métropole de Lyon Bruno Bernard, candidat à sa propre réélection, revient sur l'échec des négociations avec LFI.

A l'inverse du maire écologiste Grégory Doucet, le président de la Métropole de Lyon, Bruno Bernard, lui aussi écologiste n'a pas réussi à sceller d'alliance avec les Insoumis. Après un premier tour compliqué, le candidat revient sur cet échec des négociations dans une tribune accordée à Tribune de Lyon.

Accusé par LFI d'avoir "refusé toute concession à Vaulx-en-Velin" et d'avoir "offert la droite à la Métropole", Bruno Bernard se défend et dénonce les décisions prises par le parti : "Ils ont fait le choix de mettre des candidats au premier tour contre les maires sortants de gauche. Cela a créé des difficultés. Ils ont fait le choix, alors qu’ils sont arrivés deuxièmes au premier tour, à Vénissieux et Vaulx-en-Velin, de maintenir leur liste aux municipales, contrairement à toute la tradition de la gauche".

 "Je ne vais pas rentrer en polémique avec un parti qui a fait de cette élection uniquement un enjeu national"

Des choix rendant, selon lui, "impossible toute fusion sur ces deux circonscriptions" : "nous avons proposé des fusions ailleurs, qu’ils ont refusées par respect de leurs consignes nationales", affirme l'élu écologiste. "Je ne vais pas rentrer en polémique avec un parti qui a fait de cette élection uniquement un enjeu national", ajoute-t-il.

"Le scrutin reste très ouvert"

Et alors que certains prédisaient le scénario inverse, Bruno Bernard reste confiant quant au second tour : "Que le scrutin métropolitain soit plus difficile que le scrutin lyonnais, la sociologie l’a toujours démontré, et c’était déjà le cas en 2020. Oui, c’est plus difficile de gagner la Métropole que la Ville de Lyon. Mais il y a un chemin, et on va y arriver. Nous sommes en mesure de gagner huit circonscriptions. Ça nous donne la majorité absolue, et c’est notre objectif."

Côté réserves de voix, Bruno Bernard affirme miser sur les abstentionnistes, mais aussi sur les électeurs de Nathalie Perrin-Gilbert (DVG), de Georges Képénékian (DVD), ou d'autres listes de gauche dans d'autres circonscriptions : "Le scrutin reste très ouvert", rappelle-t-il.

Reste désormais à voir si l'élu écologiste arrivera à gagner assez de circonscriptions sans alliance avec LFI.

Lire aussi : Métropole de Lyon : LFI dénonce un Bruno Bernard "prisonnier de ses accords" et se maintient au second tour

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