Après l’agression d’un policier dans la nuit de mardi à mercredi à Rillieux-la-Pape, le maire Alexandre Vincent "refuse" que la ville "devienne un terrain de chasse pour des délinquants."
"Nous ne céderons jamais", assure Alexandre Vincendet, maire de Rillieux-la-Pape, ce jeudi après la violente agression d’un policier de la brigade spécialisée de terrain (BST) dans la nuit de mardi à mercredi alors qu’il rentrait chez lui.
Les faits, révélés par le syndicat de police Alliance, se seraient produits aux alentours de 2 h 40, tandis que l’homme aurait été victime d’un guet-apens organisé par une dizaine d’individus cagoulés. Des déchets en feu auraient été disposés sur la chaussée afin de ralentir sa progression avant que des projectiles ne soient lancés dans sa direction.
Lire aussi : Rillieux-la-Pape : un policier visé par une embuscade alors qu'il rentrait chez lui
"Nous faisons respecter la loi. Et cela, ils ne le supportent pas."
Dans un communiqué diffusé dans la journée, le maire de la commune a qualifié l'agression d’"attaque préméditée contre l’autorité de l’État." Il ajoute : "Il faut dire les choses clairement : si ces individus s’en prennent aujourd’hui à nos policiers, c’est parce que nous ne lâchons rien. Parce que nous refusons de céder du terrain. Parce que nous faisons respecter la loi. Et cela, ils ne le supportent pas."
Alexandre Vincendet assure par ailleurs qu’une "mise à prix sur nos policiers circule." Une "dérive gravissime, intolérable, qui appelle à une réponse implacable", martèle-t-il encore. Et prévient : "À ceux qui testent la République : vous trouverez toujours face à vous une détermination totale. Nous ne reculerons pas. Nous ne négocierons pas avec la violence. Nous ne laisserons jamais des voyous faire la loi !"
Accusant "une minorité violente" présente "dans certains quartiers" et qui "cherche à terroriser", l’édile maintient qu’il "n’y aura pas de zones de non-droit à Rillieux-la-Pape. Jamais." Alexandre Vincendet a enfin réaffirmé sa volonté de lutter contre la délinquance. "Je refuse que notre ville devienne un terrain de chasse pour des délinquants. Je refuse que nos forces de l’ordre soient livrées à la haine et à la violence", conclut-il.
