Etienne Blanc
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"Je n’ai pas eu le courage de la couardise" : le sénateur Etienne Blanc justifie sa présence à la marche pour Quentin à Lyon

Rare figure politique à s’être rendue à la marche organisée par l’ultra-droite en hommage à Quentin Deranque, le sénateur Les Républicains du Rhône, Etienne Blanc, assure que sa présence "se devait d'être là-bas".

Alors que l’ultra-droite défilait hier dans les rues de Lyon aux côtés de 3 200 manifestants pour rendre hommage au militant nationaliste Quentin Deranque, ce n’est pas tant l’absence des principales figures politiques lyonnaises qui a surpris, mais bien la présence de certaines. Notamment celle du sénateur Les Républicains (LR) du Rhône Étienne Blanc, aperçu samedi dans le cortège.

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"Je pense que ma présence se devait d’être là-bas"

Un choix que le sénateur a justifié auprès de nos confrères de BFM TV, déplorant d’abord "un drame humain et familial". "La responsabilité d’un responsable politique est de dire sa compassion, d’abord en se rendant à la cérémonie religieuse à laquelle j’étais, à Saint-Georges, et ensuite de participer à cette marche qui n’était pas une manifestation, mais bien une marche qui s’est passée dans de bonnes conditions", a-t-il déclaré. Et de résumer : "Je pense que ma présence se devait d’être là-bas".

Interrogé sur l’absence des autres responsables politiques, Etienne Blanc a préféré "peser (ses) mots", "parce qu’il faut rester modéré malgré l’emportement et la colère", concernant la position "incompréhensible" du maire de Lyon, Grégory Doucet : "Il n’a pensé qu’à une seule chose, son accord politique de second tour pour ne pas blesser la France Insoumise. C’était tellement visible que ça en était révoltant", a-t-il tancé. Peu de mots en revanche pour sa famille politique : "Je ne porte pas de jugement, je pense que c’est une position individuelle. En ce qui me concerne, je n’ai pas eu le courage de la couardise", estime-t-il.

Etienne Blanc aurait par ailleurs souhaité qu’un hommage national soit rendu à Quentin Deranque. "C’était au président de la République de le faire, mais un grand nombre de sa majorité parlementaire a été élu avec les voix de la France Insoumise dans le cadre d’un accord pour écarter le Rassemblement national. Il est tenu par cette histoire, ce passé, mais c’était à lui de la faire". Et de conclure : "Est-ce que la démocratie française prend la mesure de ce qui s’est passé ? Il est temps d’arrêter cela et c’est au président de la République de le faire".

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Plusieurs figures fascistes présentes hier

Les figures les plus violentes de l'ultra-droite étaient par ailleurs présentes hier : Eliot Bertin, fondateur du groupuscule fasciste Lyon Populaire, dissous en juin 2025, Yvan Benedetti, exclu du RN en 2011 et président de l’Œuvre française, mouvement pétainiste et antisémite dissous en 2013, ou encore Marc de Cacqueray, ex leader des Zouaves Paris, groupuscule néonazi.

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