Dans le 7e arrondissement de Lyon, le projet Chemin des îles avance. À terme, 138 logements, une maison de santé et une pharmacie composeront ce vaste projet de réaménagement urbain. Une première partie sera livrée en septembre.
Fanny Dubot, l’édile du 7e arrondissement, en témoigne : près de 300 demandes de logements sont déposées chaque année dans sa mairie. Mais les délais sont longs, environ 36 mois pour recevoir une première réponse, et l’accessibilité au logement toujours plus compliquée dans cet arrondissement où la population se densifie.
Ce jeudi, le maire de Lyon, Grégory Doucet, son adjoint à l’Urbanisme et à l’Habitat, Antoine Jobert, ainsi que Fanny Dubot, avaient rendez-vous rue Marcel Mérieux pour un point d’étape du programme Chemin des îles. Un projet "au croisement" de deux grandes ambitions de la Ville : le logement et la santé. Coût total : 18,5 millions d'euros.
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138 logements, une maison médicale, une pharmacie…
Pensé autour du nouvel axe est-ouest baptisé l’ER104, le programme Chemin des îles est un vaste projet de réaménagement urbain, "tant les besoins sont gigantesques", a rappelé le maire. Il prévoit notamment la construction de nouveaux bâtiments, mais également la réhabilitation de ceux conservés. À terme, l’ensemble comprendra 50 logements locatifs, dont une partie conventionnée, 16 logements locatifs et 72 logements sociaux étudiants, dont 40 issus de la restructuration de la résidence actuelle. "Il est essentiel pour nous de proposer ce type de logements pour que tout le monde puisse se loger convenablement", a par ailleurs indiqué Fanny Dubot. Le site accueillera également une maison médicale composée de 5 professionnels de santé, "première réalisation" des 10 maisons de santé promises lors de la campagne.


Les exigences environnementales sont aussi atteintes. 140 tonnes de matériaux biosourcés ont été utilisées, le site sera désartificialisé à hauteur de 44 % pour laisser la place à 2 000 m2 de pleine terre avec la création d’une forêt Miyawaki (Du nom de la botaniste Akira Miyawaki, la technique consiste à sélectionner une très large gamme d’essences pour que la biodiversité évolue au fil du temps et se conserve mieux : Ndlr). L’ensemble des bâtiments sera raccordé au réseau de chaleur urbain, qui comprend 65 % d’énergies renouvelables, et des panneaux photovoltaïques seront installés sur les toits des bâtiments neufs. Une première partie doit être livrée en septembre prochain.
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Objectif : 30 % de logements sociaux d’ici 2040
"Construire de l’habitat est essentiel, mais l’inscrire et l’enraciner dans un territoire est aussi fondamental", a ainsi plaidé Grégory Doucet, soulignant l’importance de travailler en concertation "pour répondre in fine aux besoins des habitants et des professionnels." À ses côtés, Sylvain Godinot, désormais conseiller délégué au Logement social a salué le travail réalisé par la SACVL, bailleur social historique de la Ville de Lyon. L’objectif est désormais d'atteindre 30 % de logements sociaux d’ici 2040 à Lyon, tandis que les 25 % devraient être franchis "dans quelques mois" (Ils étaient estimés à 24,61 % en 2024 : Ndlr). "C’est une pierre de plus dans cet objectif", a-t-il ajouté.

Aujourd’hui en France, près de 70 % de la population est éligible à un logement social. En 2024, la région Auvergne-Rhône-Alpes a enregistré 285 425 demandes actives, dont 100 483 dans le Rhône en fin d’année, selon les chiffres communiqués par la Direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL).
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