Lyon : l'ADN d'Axelle Dorier a bien été retrouvé sur la chemise de l'accusé

Au troisième jour du procès de l'affaire Axelle Dorier, l'expertise en biologie a révélé que de l'ADN de la victime était présent sur la chemise de l'accusé.

Dans la salle d'audience, résonne une musique d'attente, des bruits en fond, indéchiffrables. Les regards des deux frères d'Axelle sont perdus dans le vide. La musique s'arrête, un opérateur décroche. "Allo", lance Axelle Dorier. Il est 3 h 31, au moment de l'appel diffusé.

La jeune aide-soignante raconte : "un chien a été renversé par une voiture, est-ce que vous pouvez venir." Au premier rang, les parents d'Axelle sont en larmes, c'est la dernière fois qu'on entendra la jeune femme, quelques minutes seulement avant le drame.

"Ma sœur s'est faite écraser, elle est morte !"

La greffière appuie de nouveau sur le bouton de lecture. C'est maintenant Evan, l'un des petit frères d'Axelle que l'on entend crier, pleurer avant que l'opérateur ne décroche : "Ma sœur s'est faite écraser, elle est morte, crie-t-il. Et d'ajouter : "Elle a été trainée sur plusieurs centaines de mètres !" L'effroi dans la salle, jusque dans les rangs des proches des deux accusés.

Ce jeudi 19 janvier, pour le troisième jour d'audience dans le procès de l'affaire Axelle Dorier, l'experte biologiste a été appelée à la barre. La chemise portée par Youcef Tebbal le soir des faits, blanche, à manches longues, portait quatre tâches de sang.

L'ADN d'Axelle sur la chemise de Youcef

Selon les expertises, l'une de ces taches comportait l'ADN d'Axelle Dorier, mélangé à celui de l'accusé, conducteur de la Golf qui a ôté la vie d'Axelle. "Vos résultats sont-ils fiables à 100 % ?", questionne Me Versini, l'avocat des parties civiles. "Nous avons des contrôles, des tests", assure l'experte, alors que les têtes des proches de l'accusé sont basses, fermées.

Elle a cependant précisé qu'il lui était impossible de déterminer si le sang était celui d'Axelle Dorier ou celui de Youcef Tebbal. L'ADN retrouvé dans cette tâche de sang rend toutefois, selon l'experte, "1 000 milliards de fois plus probable que le sang soit celui de la victime" que s'il n'y avait eu aucune trace de son ADN.

Cette après-midi, Youcef Tebbal, qui risque 20 ans de réclusion criminelle, sera interrogé par la cour.

Lire aussi : Procès de l'affaire Axelle Dorier : l'épilogue d'un drame national

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