Deux adolescentes de 14 ans ont été interpellées après l’agression violente d’une collégienne à Saint-Genis-Laval, près de Lyon, filmée et diffusée sur les réseaux sociaux.
Deux adolescentes de 14 ans, soupçonnées d'avoir récemment agressé une collégienne à Saint-Genis-Laval, près de Lyon, et d'avoir mis en ligne une vidéo de la scène, ont été arrêtées jeudi, a annoncé le parquet de Lyon. Elles "ont été interpellées ce jour et placées en garde à vue", a-t-il précisé.
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Sur X, la préfète du Rhône Fabienne Buccio a salué les gendarmes qui menaient l'enquête et affirmé que "l’Etat, à travers le rectorat et les forces de l’ordre, est pleinement mobilisé pour lutter contre les violences en milieu scolaire".
Le 30 janvier, vers 16h30, une élève de 13 ans qui sortait du collège Jean-Giono à Saint-Genis-Laval avait été rouée de coups par deux adolescentes extérieures à l'établissement, a détaillé le rectorat, interrogé jeudi par l'AFP. La victime, qui avait été hospitalisée, "est aujourd'hui auprès de ses parents, traumatisée", a indiqué à l'AFP leur avocat Jean-François Barre.
La violente agression diffusée en ligne
La famille, qui a porté plainte, "se constituera partie civile dès qu'un juge d'instruction ou des enfants sera saisi", a-t-il ajouté. Une enquête a été ouverte pour "violences aggravées suivies d’incapacité totale de travail n’excédant pas huit jours" et "diffusion de l'enregistrement d’images relatives à la commission d’une atteinte volontaire à l’intégrité de la personne", avait annoncé mercredi le parquet de Lyon.
Une vidéo de l'agression avait été diffusée en ligne et relayée sur les réseaux sociaux mercredi, montrant une fille assénant plusieurs coups de pied dans la tête de l'adolescente à terre, laquelle avait ensuite perdu connaissance. La scène était filmée par sa complice, selon Me Barre.
En outre, un élève du collège, "lié à cet incident", a été depuis placé "en mesure conservatoire en attendant son conseil de discipline", a indiqué le rectorat à l'AFP. Dans un communiqué, la maire UDI de Saint-Genis-Laval, Marylène Brunet, a dénoncé "des violences volontaires d'une extrême gravité" qui appellent "une sanction proportionnée".
Une des deux agresseuses présumées et sa famille, installées sur la commune, sont "défavorablement connues" des autorités, a précisé jeudi à l'AFP une source municipale.
