Benjamin Brière
Benjamin Brière @Adélaïde Yvert

Les Finances publiques s’excusent après les difficultés rencontrées par l’ex-otage lyonnais Benjamin Brière

Alors que l'ancien otage lyonnais, Benjamin Brière, déplorait un manque d'accompagnement de l'Etat depuis sa libération, les Finances Publiques ont réagi sur X.

Depuis sa libération en 2023, Benjamin Brière déplore le manque d’accompagnement de la part de l’État. Pour rappel, le Lyonnais avait été détenu en Iran durant 1 079 jours pour "espionnage et propagande contre le régime."

En novembre dernier, l'ex-otage se confiait dans nos colonnes sur son retour à la vie normale et ses problèmes administratifs : "Il n’y a pas d’accompagnement, aucun suivi. Je demande juste de la facilitation administrative. J’ai des impôts à payer, je n’ai plus de sécurité sociale. Sauf que la case otage n’existe pas. On est dans une sorte de no-man’s land. Quand on me demande pourquoi je n’ai rien déclaré depuis des années, j’explique que j’étais dans une prison iranienne. On me dit que ma famille aurait pu le faire. Je réponds que je n’avais que dix minutes de téléphone tous les trois mois – si on fait une moyenne sur les trois ans – et que, c’est étrange, ça m’était complètement passé au-dessus de la tête."

"La réponse qui lui a été apportée est inacceptable"

Suite à des déclarations plus récentes sur le sujet publiées sur le Journal du Net, la direction générale des Finances publiques a réagi et présenté ses excuses sur X dimanche 12 avril : "M. Brière a fait état d'un premier contact anormale avec une agente dans un service des impôts qui n'a pas perçu la gravité de sa situation. La réponse qui lui a été apportée est inacceptable", condamne la direction. Selon les services de l'Etat, sa situation aurait néanmoins été régularisée depuis : "Nous regrettons vivement que cet usager n'ait pu initialement bénéficier de toute l'attention qu'il convenait de lui apporter compte tenu du contexte", s'excusent les Finances publiques avant d'ajouter : "Ce défaut d'accompagnement est tout à fait contraire à nos valeurs."

Un cas qui ne devrait plus survenir selon la Direction générale : "Tout a été mis en œuvre pour s’assurer que ce type de situation ne puisse pas se reproduire", assure-t-elle.

Lire aussi : "Être libéré, c'est très dur" : ex-otage en Iran, le Lyonnais Benjamin Brière raconte ses problèmes avec l’administration

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