Yasmine Bouagga, maire du 1er arrondissement, Grégory Doucet, maire de Lyon, Philippe Prieto, adjoint à la Surêté et Jerôme Hutet, directeur de la police municipale de Lyon.

"La sécurité est d’évidence un sujet", assure Grégory Doucet lors de son premier déplacement

Le maire de Lyon s’est rendu au poste de police municipale du 1er arrondissement pour son premier déplacement officiel du deuxième mandat.

On peut dire que le choix est symbolique. Après les attaques connues durant six ans autour de la sécurité, Grégory Doucet a choisi de faire son premier déplacement de second mandat au poste de police municipale du 1er arrondissement. "La question de la sécurité est d’évidence un sujet à traiter. C’est ce que nous avons fait pendant six ans. Peut-être pas suffisamment en donnant à voir ce qui était fait et en expliquant ce qu’était la mission de la police municipale. Ce n’est pas tant le sujet que nous abordons différemment que sa visibilisation", justifie l’édile ce mardi matin.

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3 postes de police mobiles sur le mandat

Aux côtés de son nouvel adjoint à la Sûreté, Philippe Prieto, et de la maire d’arrondissement, Yasmine Bouagga, Grégory Doucet a eu le temps de préciser certaines promesses de campagne. L’édile souhaitait en effet porter à 400 le nombre de policiers municipaux sur le mandat, ils seraient 319 aujourd’hui. "Nous sommes sur une bonne trajectoire. On peut être optimiste pour l’atteindre dans un délai raisonnable afin de renforcer la présence sur le terrain", a-t-il détaillé. Et concernant la brigade anti-incivilités promise durant la campagne, Grégory Doucet espère qu'elle sera créée cette année. "C'est mon souhait", résume-t-il.

Les effectifs sur le terrain devraient bientôt être aidés par des postes de police mobiles. S’il n’avait pas donné de chiffre, Grégory Doucet en annonce trois sur le mandat qui s'ouvre. "C’est important pour nous d’avoir une police très en proximité, bien identifiée", a ajouté l’édile, lui qui souhaite "aller plus loin" ces sept prochaines années. Sur le précédent mandat, "20 millions d’euros" ont été investis dans la police municipale. Pour l’heure, la municipalité travaille encore à la définition précise de ces postes mobiles afin d’en identifier les besoins. "Laissez-nous encore quelques mois", sourit l’édile.

Plan de lutte contre l’entrée dans le narcotrafic

La police municipale accentuera également son action de répression du trafic de stupéfiants. "Il n’a pas commencé ces dernières années, mais il a augmenté", rappelle Grégory Doucet. Il ajoute : "On voit une évolution du type de produits consommés, comme la cocaïne et le protoxyde d’azote. Cela a nécessité une adaptation et une formation de nos agents pour savoir comment réagir." À ce titre, une attention particulière sera apportée à la place Gabriel Péri et la place Mazagran (3e et 7e arr.), aux quartiers Moncey et de la Part-Dieu (3e arr.) ou encore au sud de la Confluence (2e arr.) et à certains secteurs des 8e et 9e arrondissements.

La Ville de Lyon souhaite par ailleurs mettre en place un plan de lutte contre l’entrée dans le narcotrafic, notamment auprès des jeunes, comme ce qu'a pu mettre en place Villeurbanne l'année dernière. Ce dernier se matérialisera par un plan d’identification des situations de deal pour "intervenir en 48 heures, dès que celle-ci est établie." "On sait que la clé du succès est la rapidité d’intervention", a souligné le maire. Un travail partenarial sera engagé "d’ici quelques mois" entre différents acteurs, notamment avec l’Éducation nationale et certains acteurs populaires. Jérome Hutet, directeur de la police municipale de Lyon, conclut : "La police municipale reste un acteur fort contre le trafic de drogue et elle fait grandement partie de l’échiquier de prévention."

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