Quinze jours après l’incendie qui a ravagé une partie du lycée des Chartreux à Lyon, le syndicat Solidaires Sud des sapeurs-pompiers assure que la situation n’est plus tenable.
Mobilisés depuis maintenant 14 jours dans le 1er arrondissement de Lyon après l’incendie qui a touché une partie du lycée des Chartreux, les sapeurs-pompiers de la Métropole de Lyon n’en peuvent plus. Dans un communiqué diffusé ce mercredi, le syndicat Solidaires Sud assure que le Service Départemental-Métropolitain d'Incendie de Secours (SDMIS) "ne touche plus le fond, il creuse !"
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"Aucune anticipation"
Sur place, les sapeurs-pompiers feraient ainsi face à "toujours la même improvisation" et aux "mêmes conséquences." Pour illustrer son propos, le syndicat indique qu’un fourgon incendie de Villeurbanne-Cusset a été engagé ce samedi "en relève sur les Chartreux avec en conséquence un secteur laissé avec 6 sapeurs-pompiers seulement", sans "aucune anticipation" ni complément de garde alors que le personnel en avait été "informé par SMS 3 jours avant."
"Pire encore", selon le syndicat, l’absence d’effectif aurait empêcher les sapeurs-pompiers de Villeurbanne-Cusset d’armer son fourgon pompe-tonne (FPT), nécessitant l’engagement d’un engin de La Doua, tandis que seulement 4 agents étaient mobilisés pour surveiller des poutres aux Chartreux.
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Le syndicat décrit un "secteur sacrifié"
Les sapeurs-pompiers du Rhône alertent depuis déjà plusieurs mois sur leurs conditions de travail. La dernière menace de grève remonte à la Fête des Lumières en décembre dernier. Quatre mois seulement après, les revendications restent les mêmes : une "structuration immédiate des relèves avec appel aux personnels", une "augmentation des effectifs dans les casernes" ainsi que "l’arrêt immédiat de la sollicitation des CADIM à J+2 pour des relèves."
Des demandes restées jusqu'ici sans réponse. "On nous explique qu’il faut attendre : les élections municipales, puis celles du conseil d’administration en juin, puis la rentrée de septembre, puis les élections professionnelles en décembre, puis… les présidentielles de 2027. Toujours une bonne raison pour ne rien faire", s'indigne encore le syndicat.
Toujours dans son communiqué, le syndicat évoque un secteur "sacrifié" et "fragilisé" face à un "risque opérationnel accru." Et assure dans le même temps que le directeur "a été informé en direct" de la situation aux Chartreux, "sans réponse ni action de sa part." Solidaires Sud prévient : "Il ne s’agit plus d’alerter, il s’agit d’agir. Parce que la prochaine fois, ce ne sera pas seulement un dysfonctionnement, ce sera une conséquence grave."
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le SDMIS étant financé principalement par la Ville et la Métropole mais aussi le Département que faut il penser de tout cela ? une fois de plus que nos élus dépensent sans compter, sans consolider l'existant et assurer les fondamentaux ?