Image d’illustration d’un hôpital @Antoine Merlet

Covid-19 à Lyon : inquiétudes autour des nombreuses déprogrammations, les réponses du directeur de l'ARS

Depuis le 20 décembre, l'ensemble des opérations non urgentes sont déprogrammées dans les hôpitaux et les cliniques de la région. Pour permettre l'accueil de tous les patients. "Une perte de chance" pour les autres malades ? Le directeur de l'ARS Auvergne-Rhône-Alpes répond à Lyon Capitale.

Depuis le 20 décembre 2021, l'ARS a demandé à tous les hôpitaux et toutes les cliniques de la région Auvergne-Rhône-Alpes de déprogrammer toutes les opérations non urgentes. Pour accueillir tout le monde. Tous les malades.

"Alors que les difficultés de fonctionnement liées aux ressources humaines sont accrues par la période des congés de fin d’année, le CHU a pris la décision de déprogrammer l’intégralité de son activité programmée, à l’exception des urgences et des activités dont le report représenterait une perte de chances à court terme pour les patients. Cette décision, qui entre en vigueur dès ce lundi 20 décembre, doit permettre de réorganiser toutes les activités du CHU pour accueillir prioritairement les urgences et les soins non programmés, notamment les patients atteints du Covid-19", expliquaient les Hospices civils de Lyon au mois de décembre.

Invité de la quotidienne de Lyon Capitale, 6 minutes chrono, ce mardi, le directeur de l'ARS Auvergne-Rhône-Alpes explique la stratégie pour éviter la saturation des hôpitaux lors de ce mois de janvier. Avec de nombreux patients covid-19 à accueillir, notamment en hospitalisation conventionnelle. "A l'heure actuelle, nous avons mis en place un dispositif de déprogrammations qui permet de mobiliser un maximum de forces de ressources humaines et qui nous permet d'ouvrir des capacités dans tous les établissements. Cela nous permet de faire face. Pour l'instant, le système est tendu mais nous ne sommes pas en situation de débordement", explique Jean-Yves Grall à Lyon Capitale.

Déprogrammations ? "Il n'y a pas lieu à penser qu'il y a des pertes de chances"

Mais toutes ces déprogrammations - pour accueillir tous les malades, n'est-ce pas une perte de chances pour les autres malades ? Dont les opérations sont reportées ? De nombreuses inquiétudes, légitimes, surgissent.  "(Les déprogrammations) C'est une discussion médicale", affirme Jean-Yves Grall. "Les médecins déterminent eux-mêmes ce qui peut être reculé et ce qui ne peut pas l'être. Il y a des exclusions de la déprogrammation : la cancérologie, les maladies chroniques, l'urgence. Il n'y a pas lieu de penser qu'il y a des pertes de chances à proprement parler", explique encore le directeur de l'ARS.

L'interview en intégralité avec le directeur de l'ARS est à retrouver ci-dessous.

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