Ce mardi 21 avril, Anne Bisagni-Faure, rectrice de l'Académie de Lyon, s'est déplacée au sein du groupe scolaire Germaine-Tillion. L'occasion de signer une convention sur l'éducation au développement durable, porté depuis plusieurs années par l'établissement.
"L'éducation au développement durable (EDD) est une démarche prioritaire qui doit être systémique." C'est avec ces mots que la rectrice de l'Académie de Lyon Anne Bisagni-Faure a acté ce mardi 21 avril, la signature d'une convention en partenariat avec Teragir, la MGEN et Adosen. Cet accord vise à généraliser l’EDD à travers des outils concrets, un accompagnement renforcé des personnels et une valorisation de l’engagement des éco-délégués et des ambassadeurs santé. Si le groupe scolaire Germaine-Tillion (Lyon 2e) a été choisi pour accueillir l'accomplissement de cette convention, ce n'est pas un hasard.
Depuis plusieurs années, l'école met en place des projets communs associant élèves, parents, enseignants et des partenaires, comme la Ville de Lyon, sur des temps de scolaire et de périscolaire. Concrètement, il s'agit de parcours éducatifs axés sur des thématiques diverses, de l'action au quotidien aux mobilités, en passant par la santé et l'alimentation.
L'école a ainsi obtenu plusieurs labels, celui de l'E3D mis en place par l'éducation nationale, et le label Eco-école délivré par l'association Teragir. "L’objectif pour nous avec Eco-école, c’est de changer d’échelle. Nous n'avons plus le temps de blablater, ce qu'il faut engager, c’est de l’éco-action. Cette école, c'est un modèle" affirme Nathalen Plume, directrice éducation jeunesse auprès de Teragir. En signant cette convention, elle espère "soutenir cette dynamique collective, afin de la rendre plus visible."
"Reconnecter les élèves au vivant"
A la baguette de cet ambitieux programme, une coordination solide entre la directrice de l'école, Muriel Demoncis, et Emilie Sliman, responsable périscolaire. "Le but, c’est de réussir à mettre en œuvre des projets en commun pour les enfants. Cette convention nous apportera du soutien et du financement, c’est aussi une lumière pour les projets qui sont faits à l’école", évoque Emilie Sliman. Autre ambition de taille, "reconnecter les élèves au vivant", poursuit la responsable pédagogique. A cet effet, les élèves ont pu participer à de la médiation animale, à des jardins pédagogiques ou encore au défi 10 jours sans écrans. Des enfants qui deviennent acteurs de leur école, avec le rôle d'éco-délégués.
Des impacts sur le climat scolaire de Germaine-Tillion
Depuis l'instauration d'un axe EDD au sein de l'établissement, l'équipe scolaire mesure différents impacts : "Le climat scolaire est apaisé. Les enfants sont plus calmes, on remarque une évolution du comportement entre pairs, et une implication des familles accrues", souligne Muriel Demoncis. Et les principaux concernés alors ? Leur ressenti, une réponse courte mais unanime, : "on se sent bien." A l'avenir, la directrice espère donc profiter de cette convention pour "poursuivre et amplifier des projets, tout en développant des partenariats."
Avec cette signature, la rectrice de l'Académie de Lyon ambitionne de "donner des repères pour agir" en se basant sur "un établissement modélisant pour notre projet académique." Prochaine ambition pour Anne Bisagni-Faure, développer ces projets éducatifs pour le second degré.
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La Ville de Lyon engagée aux côtés de cette école
Présente ce mardi au groupe scolaire Germaine Tillion, Stéphanie Léger, adjointe à la mairie de Lyon déléguée à l'éducation, a souligné l'importance de "valoriser leur travail". Dans cet établissement, la Ville de Lyon a financé une "cour nature" au sein d'un espace auparavant "très minéralisé". La collectivité apporte également un soutien financier "sur un certain nombre de projets en lien avec le développement durable. Nous avons observé que le contact avec la nature apaise le climat et conserve un vrai avantage pédagogique", explique Stéphanie Léger.
