A Lyon, un self-service à la cantine

Les cantines des écoles primaires de la ville s'équipent progressivement de self-services. Gérard Collomb, le maire de Lyon, et Yves Fournel, l'adjoint délégué à l'éducation et à la petite enfance, ont déjeuné ce jeudi midi à l'école André-Rémond dans le 6e arrondissement. L'occasion, en cette rentrée, de faire le point sur les changements dans les restaurants scolaires.

À la pause déjeuner, les élèves des écoles primaires de la ville vont pouvoir jouer aux grands, avec l'installation de self-services dans leurs cantines. Un changement qui se fait petit à petit, en raison de la durée des travaux (quatre mois minimum par cantine). Le développement des self-services est, pour cette rentrée, effectif dans 19 restaurants, répartis sur l'ensemble des arrondissements avec pour objectif de tous les doter. Le montant des travaux, étalés de 2008 à 2014, s'élève à 8,2 millions d'euros.

La différence ? " Les élèves sont beaucoup plus autonomes dans un système de self-services", explique Nathalie, qui travaille en cuisine. L'adjoint au maire Yves Fournel fait également remarquer que le bruit et le temps d'attente en salle sont réduits, tandis que le nombre de places augmente d'environ 30 à 40 élèves en plus par cantine. La Ville s'emploie également, depuis 2004, à proposer des menus composés de produits issus de l'agriculture biologique. Cette année, les aliments bio représentent 26 % de la totalité des mets servis, et les enfants ont désormais le choix entre un repas classique et un repas sans viande.

Des places pour tous à un prix raisonnable ?

Malgré les évolutions, le prix du repas n'a, pour l'instant, pas été modifié. Une chose qui va "forcément" changer au cours de l'année, selon Gérard Collomb. Et, pour cause, un repas a un coût de 9,50 euros (personnel et produits compris). Or, les parents ne paient que 2,50 à 3 euros le repas. Le prix ne devrait, malgré tout, pas augmenter de plus de 1 % durant l'année.

Après la polémique suscitée par le manque de places de cantine à Oullins au printemps dernier, Yves Fournel a tenu à rappeler les critères permettant aux enfants de déjeuner à l'école. "Les restaurants scolaires sont ouverts à tous mais, les capacités d'accueil n'étant pas infinies, il est nécessaire d'établir des critères de priorité." Seront retenus, en premier lieu, les enfants dont la situation médicale nécessite d'éviter les déplacements, puis les enfants les plus démunis et suivis par une assistante sociale, enfin, les enfants dont les deux parents travaillent. "Sur l'ensemble de la Ville de Lyon, souligne Yves Fournel, nous sommes passés de 45 % d'enfants déjeunant tous les midis à la cantine en 2001 à 57 % pour cette rentrée."

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