@WilliamPham

À Lyon, en 2022, de la marchandise sera transportée via un système mêlant bateau et vélo

En 2022, un bateau va faire le relais entre le pont Morand et le port Edouard Herriot et transportera plusieurs tonnes de marchandises. Une dizaine de vélos cargos parcourront ensuite les rues de Lyon pour livrer leurs colis aux petits commerces.  

En juin 2021, les Voies navigables de France (VNF) lançaient deux appels à projets pour trouver les futurs opérateurs qui se chargeront de la gestion des transports fluviaux de fret sur la rive droite du Rhône. Ce lundi 4 octobre, les VNF -associées à la Compagnie nationale du Rhône (CNR)-, ont décidé de faire confiance à la société alsacienne ULS (Urban Logistic solutions). À partir de 2022, l’entreprise de transport va se muer en véritable chef d’orchestre. Elle acheminera, grâce à un navire d’une vingtaine de mètres en longueur, près de 40 tonnes de marchandises chaque jour du port Edouard Herriot à Lyon, jusqu’au pont Morand.  

Des vélos cargos pour livrer les colis

Une fois la marchandise déchargée, une dizaine de vélo cargo électriques prendront le relai et livreront celle-ci à ses destinataires. Dans un périmètre nécessitant 8 minutes de déplacement autour du pont Morand, le transporteur va d’abord s’occuper des petits colis, destinés aux commerçants, professionnels, et restaurateurs. Pour ce qui est des gros clients, ULS souhaite couvrir un rayon qui englobe Perrache, la Croix-Rousse, et le 6eme arrondissement. À terme, l’opérateur ambitionne de transporter 50 000 tonnes par an grâce à deux bateaux de 122 tonnes sur Lyon.  

Verdir les moyens de transport 

Impliqué dans la sélection des candidats, l’exécutif écologiste, à la Métropole et à la Ville, voit dans ce projet une opportunité de désengorger les voiries et de favoriser les moyens de transports décarbonés dans le cadre de la livraison. Derrière cette opération, donc, se trouve l’idée d’effectuer des livraisons en mettant de côté les camions, voitures, et autres véhicules polluants. ULS s’est alors engagé à verdir entièrement ses navires d’ici 2025-2026. Mais avant qu’ils ne basculent vers l’électrique, les engins sillonneront le Rhône selon les normes en vigueur, soit le thermique et le diesel.  

Deux autres projets sont à venir  

VNF doit dès à présent trouver les sociétés capables d’exploiter deux autres emplacements en rive droite du Rhône : les ponts Wilson et Lafayette. Rien ne laisse penser, pour le moment, qu'il s’agira de petits ou de gros colis, de livraisons aux particuliers ou aux professionnels. Si les discussions sont ouvertes et qu'aucun détail des projets n'a été acté, ces initiatives qui se multiplient, se développent, permettent au moins d’affirmer une chose : À Lyon, le transport fluvial est remis au goût du jour.  

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