Des joueurs s’affrontent dans la zone participative, à l’étage.

À la Cité des Halles, le succès de Poly'Gones, première Convention de retrogaming

Le tout premier festival lyonnnais de retrogaming, ou jeu vidéo ancien, se déroule jusqu'à dimanche soir à la Cité des Halles. Cette après-midi, les gamers de tout âge se réjouissent des équipements proposés sur place.

Nostalgiques des salles d'arcade, adeptes de vieilles consoles, joueurs invétérés ou curieux en mal d'évasion...Plus de 800 Lyonnais se sont rendus à la Cité des Halles (Lyon 7e) ce samedi après-midi, à l'occasion de Poly'Gones, la première Convention de retrogaming organisée à Lyon. Imaginé par des passionnés de retrogaming, dont le youtubeur Retro-Polo, l'événement se poursuit jusqu'à demain soir.

"On a enregistré 400 préventes et multiplié les entrées par deux en une journée, se réjouit Kevin Gouranteau, de l'association co-organisatrice Artcade. À plusieurs reprises les gens ont dû attendre pour entrer". Pour lui comme pour Retro-Polo, l'événement est né d'une envie de partager la passion du jeu. "Chacun sa définition du retrogaming, résume Kévin. Pour ma génération, ça correspond aux jeux des années 80 jusqu'à ceux des années 2000. C'est de la vieille machine, avec de vieilles télés qu'on récupère et qui, de temps en temps peuvent même un peu fumer". Plus d'une quarantaine de consoles sont mises à disposition du public durant les deux jours.

À l'étage, une zone participative offre aux plus équipés l'occasion de partager leurs consoles et de jouer avec d'autres amateurs. Parmi les temps forts du festival, trois tournois de deux heures ont aussi été organisés, avec désignation des meilleurs scores en fin de journée.

Au rez-de-chaussée, il faut jouer des coudes pour se frayer un chemin entre les stands et les consoles, prises d'assaut. Fred Jeronimo, de l'association La Dose, qui organise des tournois de jeux de combat, a installé de quoi jouer à Garou: Mark of the Wolves, un jeu en 2D sorti en 1999 sur la console Neo-Geo MVS. "Ce sont des consoles avec des jeux généralement chers, décrit-il. Ici nous avons une déclinaison de la machine dans sa version d'exploitation en salle d'arcade. Mais les salles d'arcade n'existent plus en France. Elles sont toujours très présentes au Japon".

Hubert, la quarantaine, est un nostalgique de ces espaces de jeu, emblématiques d'une autre époque. "À Lyon, j'allais souvent au Strike, une salle d'arcade installée dans le quartier de la Part-Dieu (fermée en 2018, ndlr). On mettait une pièce de 5 francs et on pouvait y passer pas mal de temps". Il vient de terminer une partie de Golden Axe, installé sur borne d'arcade. "Les jeux plus anciens étaient plus ludiques, plus intéressants, estime le joueur. L'expérience de jeu était sûrement meilleure". Il s'explique le succès de la Convention par le plaisir de s'évader par le jeu. "Je suis un gamer dans l'âme depuis 42 ans. Quand on est gamer un jour, on le reste".

Après l'édition de ce week-end, les organisateurs espèrent réitérer l'expérience, toujours pour le plaisir. Une nouvelle édition pourrait avoir lieu l'été prochain, à l'occasion d'une Summer Convention.

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