" Parfois, il faut savoir partir... ", dit-il. " J'ai toujours dit que j'aimais Lyon et que j'aimerais terminer ma carrière dans ce club. (...) Mais aujourd'hui, même s'il me reste encore deux saisons de contrat, je ne peux pas vous dire avec exactitude que je serai encore à l'Olympique Lyonnais dans les années, les mois ou les semaines qui viennent (...). L'envie de découvrir un autre Championnat me titille ". Interrogé en Espagne, à l'issue du match contre le FC Porto, Cris ne s'est pas défilé et revient sur ses déclarations.
Lyon Capitale : Cris, vous avez déclaré à nos confrères de France Football que vous pourriez quitter Lyon. Qu'en est-il réellement ?
Cris : Aujourd'hui, je suis lyonnais, j'ai encore deux ans de contrat. Ce que j'ai voulu dire dans cette interview, c'est que dans le football, il faut être prêt. Car tout peut arriver dans une carrière. J'ai discuté avec ma famille et ma femme, sur l'envie de découvrir un autre championnat. Mais je tiens à dire que j'aime bien Lyon, j'aime les supporters lyonnais, j'aime jouer à Gerland.
Vous allez donc peut-être quitter Lyon dans les prochaines semaines ?
Non, non. Je vais jouer à Lyon cette saison. Je suis 100 % lyonnais. Après dans un an, je ne sais pas... J'ai envie de terminer ma carrière à Lyon, mais je ne veux pas fermer la porte à une aventure dans un autre championnat. Dans le foot, tout va très vite. Personne n'imaginait que Juninho allait partir. Et là il a quitté le club, alors que c'était le leader de l'équipe, il avait encore un an de contrat, il était apprécié de tous.
Vous semblez très touché par le départ de Juni. Cela a-t-il de l'influence sur cette décision de ne pas fermer la porte à un départ ?
Oui, le fait que lui a pris cette décision, cela m'a fait réfléchir. J'ai beaucoup discuté avec ma famille sur cette possibilité de découvrir un autre championnat.
" Je pensais que j'allais porter le brassard car l'année dernière, j'étais le vice-capitaine "
Vous avez reçu des propositions concrètes ?
Non, pas pour l'instant.
Lors de ce match contre Porto, vous étiez capitaine. C'était important pour vous ?
Non, car je sais que le capitaine, ce n'est pas moi, c'est Sidney Govou. Mais je n'accorde pas plus d ‘importance que ça au brassard. Je sais que je suis un leader sur le terrain. Ce n'est pas mon objectif de porter le brassard.
Ce n'est pas une déception de ne pas avoir été désigné capitaine par Claude Puel ?
(long silence). Je pensais que j'allais porter le brassard car l'année dernière, j'étais le vice-capitaine. Mais je respecte la position du coach. Il a eu envie de changer. Gov (Sidney Govou) mérite le brassard.
Sincèrement, vous n'êtes pas un peu déçu ?
Si un peu mais ça ne va rien changer. Sur le terrain, je vais toujours me donner à fond. Je vais toujours parler avec mes coéquipiers. Me comporter comme un leader.
C'est tout de même un manque de reconnaissance...
Je sais ce que j'ai fait ici. J'ai gagné quatre titres de champion de France, une coupe de France, deux trophées des champions. J'ai été désigné trois fois meilleur défenseur du championnat. Je pense que le respect, il existe, surtout de la part des supporters. Claude Puel a fait ce choix, il est intelligent, il sait ce qu'il fait. Il faut le respecter, car c'est un bon entraîneur.
Propos recueillis par Razik Brikh, à Huelva - Le carnet de bord de notre envoyé spécial à la Peace Cup en cliquant ici
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