Alors que les fusillades et incendies volontaires se succèdent depuis plusieurs semaines dans l’agglomération lyonnaise, 200 opérations de contrôles ciblés sont actuellement menées par plus de 1 000 policiers et gendarmes.
L’État met les bouchées doubles pour lutter contre le narcotrafic. Alors que la région lyonnaise est en proie à de nombreux tirs par armes à feu et incendies volontaires depuis plusieurs semaines maintenant, une vaste opération de sécurisation est en cours. Plus de 200 opérations de contrôles ciblés sont actuellement menées par "plus de 1 000 policiers nationaux et militaires de la gendarmerie nationale", indiquent ce mardi les services de l’État.
Vénissieux, Villeurbanne, ou encore Décines-Charpieu, les actes violents se multiplient. Le 24 avril dernier, une femme et un mineur ont notamment été blessés par des balles perdues alors qu’ils rentraient chez eux. Quelques jours plus tard, le 11 mai, le feu d’un immeuble de la rue Sully a fait 3 morts et 14 blessés. La thèse du règlement de compte est par ailleurs privilégiée par les enquêteurs. Suite à ces tragiques événements, une unité de CRS avait été déployée en renfort, tandis que la maire LR de la commune, Laurence Fautra, avait réclamé l’état d’urgence et instauré un couvre-feu pour les mineurs.
Hier soir encore, à Lyon, trois personnes ont été blessées par balle rue Professeur-Tavernier, dans le 8e arrondissement de Lyon. Plusieurs individus auraient ouvert le feu avant de s’enfuir à trottinette. Le lien entre ces tirs et le trafic de stupéfiants restent pour l'heure à confirmer. De son côté, le parquet de Lyon a ouvert une enquête afin d’identifier les auteurs et de comprendre le déroulement précis des faits.
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