La rue Grenette fait l’objet de nombreux désaccords sur sa réouverture aux voitures. @RB

"Pourquoi attendre encore six mois" : une association demande à la Métropole de Lyon d'agir pour la Presqu'île

Dans une lettre ouverte adressée à la Métropole de Lyon, l'Association pour le développement de la Presqu'île de Lyon (ADPL) demande à la collectivité de résoudre de nombreux "dysfonctionnements" de voirie constatés.

C'est un immobilisme qui commence désormais à agacer certaines associations de riverains et de commerçants. Dans une lettre ouverte adressée à la Métropole de Lyon, l'Association pour le développement de la Presqu'île de Lyon (ADPL), association qui regroupe commerçants, artisans et particuliers, interpelle la collectivité présidée par Véronique Sarselli depuis le 22 mars dernier.

"Alors que votre majorité métropolitaine avait fait de la résolution rapide des difficultés de circulation et d'accès à la Presqu'île un engagement fort de campagne, l'annonce d'un nouveau délai de six mois concernant la ZTL et la rue Grenette suscite une profonde déception et nourrit l’incompréhension de nombreux usagers de la Presqu’île" débute l'association dans sa lettre.

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La Métropole avait annoncé vouloir prendre son temps avant de décider de l'avenir de la ZTL ou de la circulation automobile rue Grenette. Depuis son arrivée au pouvoir à l'issue des élections municipales et métropolitaines de mars dernier, Véronique Sarselli et ses équipes ont notamment lancé un vaste "plan d'action" pour faire face à la "crise des mobilités" dans la métropole. Un plan en plusieurs étapes qui doit permettre à la collectivité d'identifier les points de blocage.

"Report permanent des décisions"

"Les difficultés rencontrées aujourd'hui ne sont ni nouvelles ni méconnues. Depuis plusieurs mois, habitants, commerçants, visiteurs et associations signalent des dysfonctionnements qui continuent de pénaliser l'attractivité et le fonctionnement du centre-ville", poursuit l'ADPL dans sa lettre, citant notamment le fonctionnement des bornes de la ZTL, "l'implantation inadaptée des arrêts de bus aux Cordeliers", "la perte de la continuité piétonne de la rue Mercière" ou encore les "embouteillages dans le périmètre immédiat de la place Bellecour".

Sur cette dernière, la Métropole avait expliqué il y a quelques semaines avoir déjà retravaillé les feux pour limiter les bouchons dans ce secteur de la Presqu'île.

"Nombre de ces dysfonctionnements pourraient faire l'objet de corrections simples et pragmatiques. Pourquoi attendre encore six mois pour traiter des difficultés dont l'existence ne fait plus débat ?" questionne l'association qui demande à "être reçue et entendue au même titre que les autres parties prenantes afin d'apporter son expertise de terrain et de contribuer activement à la recherche de solutions et à l'élaboration d'un projet équilibré, pragmatique et accepté par le plus grand nombre."

Avant de conclure : "L'avenir de la Presqu'île ne peut être construit sans dialogue avec l'ensemble des usagers, ni dans le report permanent des décisions. Nous appelons les élus, les services de la Métropole et l'ensemble des acteurs concernés à se réunir rapidement autour d'une même table pour bâtir cette solution."

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