Roman Abreu, directeur de communication de Jean-Michel Aulas durant la campagne des Municipales 2026 à Lyon, est visé par une plainte pour viol par soumission chimique. Les faits, qui se seraient déroulés en janvier dernier, concernent une militante de Génération Aulas.
Ce fut l'un des hommes de l'ombre de la campagne municipales de Jean-Michel Aulas. Eminence grise de l'ancien président de l'Olympique Lyonnais et directeur de sa communication, Roman Abreu, co-fondateur de l'agence de communication 2017 aura aussi été, selon beaucoup, l'un des principaux responsables de la défaite de JMA face à Grégory Doucet, le candidat Cœur Lyonnais étant passé en quelques mois de 47% d'intention de votes dans les sondages à 36,7% dans les urnes au premier tour, au terme d'une campagne électorale laborieuse.
A lire aussi : A Lyon, la guerre est déclarée en interne dans le camp Aulas
Ce mercredi 10 juin, deux mois et demi après le scrutin, nos confrères de BFM Lyon révèlent que Roman Abreu est visé par une plainte pour viol, déposée par une ancienne membre de l'équipe de campagne du candidat. Dans cette plainte déposée le 13 mai, la jeune militante de l'équipe de campagne affirme qu'elle a été abusée par soumission chimique, au cours d'une soirée début janvier à Lyon, selon son avocat Jean-François Barre. Le 8 janvier, alors que l'équipe du candidat Aulas est présente à la préfecture du Rhône pour la cérémonie des vœux de la préfète et du président du Département du Rhône, la plaignante explique être allé, après la soirée, boire un verre avec Roman Abreu. Victime d'un trou noir, elle se serait ensuite réveillé quelques heures plus tard dans le lit du directeur de campagne, à l'hôtel Intercontinental de Lyon.
"Nous faisons toute confiance dans le cours de la justice pour établir avec sérénité les faits", a déclaré à l'AFP Me Barre.
Aulas au courant des faits pendant la campagne
L'ex-responsable de la communication pour la campagne lyonnaise de M. Aulas aux élections municipales de mars dernier "conteste fermement et avec sérénité toute accusation et se tient à la disposition de la justice pour répondre à ses questions", a déclaré son avocate Cosima Ouhioun dans un communiqué. "Mon client a appris par voie de presse le dépôt d'une plainte le visant. À ce jour, aucun service de police ou de justice ne l'a sollicité", ajoute-t-elle.
Selon Me Barre, la jeune plaignante dit avoir signalé les faits un mois après, auprès de M. Aulas et de son proche entourage, comprenant Laure Cédat et Emmanuel Imberton, deux de ses colistiers représentant la société civile, et élus depuis à la Métropole de Lyon. Ce que l'ancien président de l'Olympique lyonnais a confirmé à l'AFP. Il affirme également avoir demandé à la jeune militante quelle suite elle souhaitait donner à l'affaire.
"Elle ne voulait plus le croiser, elle n'a pas voulu porter plainte, j'étais décidé à lui apporter tout mon soutien dans le choix qui était le sien", a affirmé à l'AFP l'ancien candidat.
Abreu maintenu dans ses fonctions
M. Aulas assure avoir convoqué son directeur de communication qui lui aurait indiqué, selon lui, avoir eu une relation "consentie" avec la jeune femme, produisant des messages pour prouver ses dires. L'ancien patron de l'OL dit l'avoir alors écarté des locaux de campagne, sans pour autant mettre fin à ses fonctions. Roman Abreu était bien présent aux côtés de Jean-Michel Aulas au soir des deux tours des élections municipales. Dans un documentaire diffusé quelques jours après le second tour des Municipales, le communicant parisien apparaissait l'un des plus proches conseiller de JMA tout au long de son parcours électoral.
Une affaire qui pourrait éclabousser l'ensemble du mouvement Cœur Lyonnais. Si Jean-Michel Aulas avait été battu par le maire sortant écologiste Grégory Doucet au second tour des Municipales, le candidat soutenu par la droite et le centre est devenu élu d'opposition à Lyon et 1er vice-président de la Métropole de Lyon, remportée par son alliée LR Véronique Sarselli.
A lire aussi : De grand favori à battu : un documentaire sur les coulisses de campagne de Jean-Michel Aulas

A Lyon on en rève !