Le groupe Nosoli, qui possède notamment Décitre et Furet du Nord, sera placé en redressement judiciaire dès le 1er juin. Malgré cette procédure, les librairies resteront ouvertes.
L'horizon s'annonce nuageux pour les libraires françaises. Après Gibert le 27 avril dernier, c'est au tour de Nosoli, premier groupe de librairies en France, d'être placé en redressement judiciaire. Celui-ci regroupe trois entités, Furet du Nord, La Générale Librest, spécialisée dans la vente aux professionnels, ainsi que Décitre, qui compte quatre magasins dans le Rhône, dont trois à Lyon. Cette procédure de redressement judiciaire sera effective à partir du 1er juin prochain. Selon nos confrères du Progrès, elle vise à "assurer la pérennité de ses activités et la préservation de l'emploi."
Une décision qui intervient dans un contexte de forte pression sur les marges, ainsi qu'une baisse du volume des ventes. Selon le rapport NielsenIQ BookData, 307 millions d'exemplaires de livres physiques neufs ont été vendus en 2025 (-2,5 % en volume de ventes par rapport à 2024) pour un chiffre d'affaires de 3,9 milliards d'euros (-1,5 % en valeur)
Basé à Tourcoing, mais possédant également des locaux à Saint-Priest, Nosoli emploie 649 salariés. Le groupe avait déjà engagé un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) et procédé à la fermeture de plusieurs magasins à la fin de l'année 2024. A noter que les magasins Décitre et Furet du Nord ne fermeront pas leurs portes pendant la procédure et continueront leurs activités.
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