Près de 750 000 voyageurs sont attendus sur l'axe TGV Sud-Est jusqu'au 14 juillet. Face à ce trafic record, la SNCF déploie un dispositif exceptionnel.
À l'occasion d'un point presse organisé vendredi 10 juillet à la gare de Lyon Part-Dieu, la SNCF a présenté son dispositif exceptionnel pour faire face au premier grand week-end des vacances d'été. Entre les premiers départs en congés, le week-end prolongé du 14 juillet et des températures caniculaires, l'entreprise ferroviaire s'attend à un trafic record sur l'axe TGV Sud-Est. Benjamin Huteau, directeur de l'axe TGV Sud-Est chez SNCF Voyageurs, a détaillé les principaux enjeux de ce week-end hors norme.
Ce vendredi 10 juillet concentre tous les ingrédients d'un week-end exceptionnel. "On a une affluence assez inédite sur une journée, mais aussi sur l'ensemble du week-end", explique Benjamin Huteau. Au total, 160 000 voyageurs empruntent les TGV Sud-Est ce vendredi, dont 60 000 au départ ou à l'arrivée de Lyon. Jusqu'au lundi 14 juillet, près de 750 000 passagers sont attendus sur cet axe ferroviaire.
Parmi les destinations les plus prisées au départ de Lyon, Paris arrive largement en tête, devant la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, la Bretagne et le Languedoc.

Une organisation millimétrée pour éviter les retards
Pour faire face à cette affluence, la SNCF mobilise l'ensemble de son parc disponible sur l'axe Sud-Est, soit près de 120 rames. Cette organisation s'appuie sur 5 000 agents du TGV Sud-Est, mobilisés depuis plusieurs semaines pour préparer cette période. À Lyon Part-Dieu, une cinquantaine d'agents supplémentaires régulent les flux dans une gare où les TGV ne stationnent que six à huit minutes. "Notre sujet, c'est que les minutes ne s'accumulent pas. Chaque minute de retard crée très vite des bouchons", résume monsieur Huteau.
À cette affluence record s'ajoute la canicule, qui met les équipes comme le matériel à rude épreuve. Dans les ateliers de maintenance, la température peut dépasser les 50 °C à l'intérieur des motrices des TGV. Les conducteurs sont eux aussi particulièrement exposés : leur cabine, largement vitrée, peut rapidement se transformer en véritable « serre » si la climatisation venait à défaillir, avec un risque de malaise. "On n'engage pas une rame qui présenterait un risque de défaillance de la climatisation", assure Benjamin Huteau.

Pour protéger les agents, les horaires sont adaptés, les rotations renforcées et certaines interventions sont réalisées de nuit ou aux premières heures de la journée. La SNCF teste également des vêtements plus légers et installe, lorsque cela est possible, des systèmes de rafraîchissement dans les motrices pendant les opérations de maintenance. « Quand il fait plus de 50 degrés, les conditions sont très éprouvantes. Quand on le peut, on soulève le capot des motrices pour les refroidir », explique le directeur.
La SNCF indique que 99,9 % des systèmes de climatisation sont actuellement opérationnels. Au moment du point presse, seules quatre rames présentaient une anomalie. En cas de panne pendant un trajet, les voyageurs concernés bénéficient d'un remboursement de 50 % de leur billet. Ces épisodes de chaleur servent également de retour d'expérience pour faire évoluer progressivement les rames, dont certaines ont été conçues à une époque où des canicules d'une telle intensité n'étaient pas envisagées.
